Beauvais : la prison est trop bruyante, les riverains vont attaquer l’Etat

Depuis l’ouverture du centre pénitentiaire de Beauvais, en décembre 2015, les voisins se plaignent des cris des détenus.

Exaspérés par les cris des détenus et les insultes émanant de la prison de Beauvais, ouverte depuis décembre 2015, les riverains de la zone pavillonnairedu quartier Saint-Jean passent à l’attaque. Réunis lundi soir en assemblée générale, les membres de l’association ont décidé de saisir la justice et d’attaquer l’Etat.

Le consensus pour passer à l’action n’a pas été long à trouver. En quelques minutes, la quarantaine de participants tombe d’accord pour faire appel à un avocat. « On nous avait promis des solutions pour mettre fin aux nuisances mais depuis l’ouverture de la prison, on vit un enfer, souligne Christian Pautauberge, le président. On a même eu un numéro de téléphone à contacter quand il y avait trop de bruit. J’ai appelé et on n’a jamais donné suite. Et puis il y a eu les résultats de l’étude acoustique et le refus de l’Etat d’en tirer les conséquences. Puisque l’Etat ne veut pas agir, nous lançons une procédure devant le tribunal administratif. »

L’étude en question s’appuie sur l’analyse de deux campagnes de mesures, l’une menée en décembre 2016 et l’autre en juin dernier, réalisée par un acousticien à partir de sondes posées dans les jardins de riverains. Les bruits qui émanent de la prison existent bien mais, selon les conclusions, ils « ne constituent pas une nuisance sonore au regard des normes en vigueur ». Une aberration pour les riverains.

Jusqu’à 4 heures du matin

« Les parloirs sauvages, les hurlements et les insultes jusqu’à 4 heures du matin existent toujours, assure Jocelyn Patenotte, une retraitée dont la maison se situe à 307 m de la prison. Il y a une dizaine de voix identifiables. Pourquoi n’y a-t-il pas de sanctions contre ces détenus ? Ca fait un an et demi que ça dure. »

La ville de Beauvais assure être aux côtés des riverains dans cette affaire. « Nous sommes avec eux depuis le début et nous continuerons à les soutenir, déclare Franck Pia, premier adjoint (UDI). On peut comprendre leur volonté d’attaquer vu le calvaire qu’ils subissent. Le mur antibruit n’aurait peut-être pas évité toutes les nuisances car il apparaît clairement que c’est un problème de comportement à l’intérieur de la prison. Peut-être serait-il temps de déplacer certains détenus. »

Source : Le Parisien

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