Vannes. Prison : les surveillants se mobilisent

À Vannes, à la maison d’arrêt de Nazareth, les surveillants s’inquiètent. Quatre départs en retraite pourraient ne pas être remplacés.

Aujourd’hui, 32 surveillants travaillent au sein de la maison d’arrêt de Nazareth. Huit départs en retraite sont programmés d’ici la fin de l’année. Les personnels s’inquiètent : quatre postes seulement seraient remplacés. Et les quatre remplaçants n’arriveraient pas avant décembre.

A trois au lieu de quatre la nuit

« On craint de ne pouvoir assurer un roulement de fin d’année normal. Avec des nuits à trois au lieu de quatre surveillants, explique Jean-Michel Le Breton, du syndicat Unsa-Ufap Justice. La nuit, à trois ce n’est pas tenable. »Deux surveillants se partagent les douze heures de présence, à la porte, entre 19 h et 7 h. Et deux alternent les rondes au sein de la détention.

La sécurité

« À trois, la sécurité ne serait pas assurée. Quand on sait que la présence d’un portier est obligatoire, comment faire en cas de malaise, d’incendie, de bagarre entre détenus, par exemple, dans le dortoir où ils peuvent être six ? » « Quand tout le monde est là, ça va,souligne le syndicaliste. Mais, avec une équipe en moins, c’est tendu. Dans les grands établissements, ils peuvent gérer plus facilement des baisses d’effectifs. »

9 m2

70 détenus sont aujourd’hui incarcérés à la maison d’arrêt, pour 39 places. Dans des cellules de 9 m2, « la norme européenne pour un détenu », trois personnes peuvent cohabiter. Dans un espace aussi réduit, avec trois lits superposés, la promiscuité peut engendrer de l’agressivité. « En juillet, une surveillante a été violemment chahutée par un détenu. Et vendredi dernier, lors d’une fouille, un détenu a eu un comportement très agressif, en serrant le bras d’un surveillant. »

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Ce mercredi matin, un bon tiers du personnel était devant la porte. Une mobilisation de personnels en congés ou hors service. « Nous n’avons pas le droit de grève » , souligne Jean-Michel Le Breton.Selon l’UNSA-UFAP Rennes, la direction interrégionale des services pénitentiaires aurait fait « une promesse » de remplacer les huit départs en retraite.

Source : Ouest France

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