Les surveillants dénoncent l’absence d’un parking pour les personnels de la prison

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Le syndicat Ufap-Unsa justice des surveillants pénitentiaires a souhaité s’exprimer, hier matin, devant la maison d’arrêt de Montauban, où il est majoritaire.

Au-delà des effets néfastes de la surpopulation carcérale (206 détenus pour 144 places) et des moyens insuffisants, notamment en personnel, les surveillants montalbanais et leurs responsbales régionaux demandent plus de sécurisation dans le périmètre pénitentiaire. «Dans tous les établissements, il y a un parking de service, sécurisé pour les agents. Pas à Montauban. Nous sommes obligés de stationner sur l’avenue de Beausoleil , ou dans les petites rues adjacentes. Parfois nous laissons nos voitures très loin de l’entrée de la prison, avec les risques encourus pendant nos trajets à pied. Nous sommes amenés à marcher plusieurs centaines de mètres, voire plus d’un kilomètre pour nous rendre au travail. C’est dangereux pour nous. Sans compter les dégradations sur nos véhicules. Cette semaine, un gardien en a encore fait les frais», indique Mathieu Ayela, délégué local de l’Ufap-Unsa.

Une maison à vendre

En visite, hier, à Montauban, Laurent Maffre, le délégué régional du syndicat ajoute que les surveillants montalbanais sont «les oubliés de l’état d’urgence. Et pourtant, nous sommes des cibles déclarées pour Daech. Faut-il attendre qu’un drame se produise avant de réagir ?», s’interroge le responsable syndical.

A croire que cela a été fait exprès, une maison est actuellement à vendre devant l’entrée principale de la maison d’arrêt. Une maison avec 900 mètres carrés de terrain, au prix de 210 000 €. «C’est justement, ce qu’il nous faut pour aménager un parking. Tout est une question de volonté maintenant», indiquent les syndicalistes.

Interrogé, enfin, sur le problème des projections et l’installation en cours de filets au-dessus de la prison pour les empêcher, le délégué régional du syndicat estime qu’il n’y a pas «de solution miracle contre cette véritable plaie. On va certainement les réduire grêce aux filets, mais il faut savoir, qu’il n’y a pas, aujourd’hui, d’établissement hermétique à 100 %. De plus, un véritable business s’est mis en place pour ces projections.

Des individus touchent de 90 à 120 € par paquet jeté au-dessus de murs d’une prison.»

Source : La Dépêche

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