Après avoir bloqué la prison, les surveillants défilent dans les rues

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Depuis lundi, 6 h, le personnel pénitentiaire bloque l’accès à la prison de Maubeuge. Après avoir été délogée par les CRS, une quarantaine de surveillants a défilé dans les rues pour distribuer des tracts.

Comme prévu, les syndicats FO et UFAP Unsa ont organisé leur opération de blocage de la prison de Maubeuge. Vers 6 h, lundi matin, une cinquantaine de personnes se sont massées devant les portes de l’établissement. Les surveillants n’ont pas le droit de grève, ils sont donc venus sur leurs jours de repos ou de congés. Certains ont même rejoint le mouvement après leur garde de nuit.

En règle générale, le blocage se déroule dans le calme. Mais lundi, les surveillants ont été délogés par les CRS au cours de la matinée. «  Nous avons eu le malheur de bloquer les parloirs. Notre direction n’a pas apprécié. Nous avons touché la population carcérale  », lâche Christophe Muzzolin, représentant de FO. À l’issue de cette évacuation – qui s’est déroulée sans heurts – une quarantaine de personnes ont défilé dans les rues de Maubeuge, suivi de près par un dispositif policier.

Déficit de poste

L’occasion de rappeler l’ensemble des doléances qui ont conduit à ce ras-le-bol. «  Nous sommes en surpopulation carcérale avec plus de 460 détenus pour une capacité d’accueil de 400 détenus, assure Christophe Loyer d’UFAP-UNSA.Dans le même temps nous connaissons un déficit d’une quinzaine de postes à Maubeuge.  » Et le syndicaliste de dénoncer une «  direction qui nous ment. On nous avait promis de transférer les détenus dangereux, mais ça n’a pas été le cas.  » Les fonctionnaires de la prison regrettent en outre qu’il ait fallu deux mois pour transférer le détenu qui avait fracturé le tibia d’un surveillant.

Vers 10 h, les manifestants se sont postés au rond-point de la porte de Mons pour distribuer des affiches listant les avantages dont bénéficient les détenus : deux menus au choix pour les repas, des consoles de jeux vidéos, l’examen du code de la route gratuit, un bouquet Canal Plus à prix réduit ou des sorties au Louvre en bus. «  Pendant ce temps, on nous refuse d’avoir une deuxième cafetière pour le personnel faute de budget  », regrette Christophe Loyer.

« Retour au Moyen Âge »

Les syndicats espéraient un dialogue avec leur direction, mais ce dernier n’a pas eu lieu. «  Nous ne sommes pas considérés, il y a des appels d’offres pour des postes internes, mais nous ne sommes même pas reçus par le directeur  », explique pour sa part Christophe Muzzolin. « C’est un retour au Moyen Âge  », soufflent les surveillants.

Après avoir quitté la voie publique peu avant 11 h, le personnel de la prison de Maubeuge a promis de reconduire ce mouvement dans un mois. De plus grande ampleur cette fois.

Source : La voix du Nord

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