Un détenu meurt intoxiqué, après avoir mis le feu dans sa cellule

Un détenu de 23 ans est mort, lundi 16 octobre, après avoir allumé un feu dans sa cellule de la maison d’arrêt de la prison de Longuenesse. Un étage du bâtiment, occupé par 104 prisonniers, a été dégradé. Quarante détenus devraient être déplacés vers d’autres établissements pénitentiaires.

Lundi 16 octobre, 14 h 15. Un détenu met le feu à son matelas, dans sa cellule de la maison d’arrêt de la prison de Longuenesse. L’incendie provoque un important dégagement de fumées, les 104 détenus qui vivent à cet étage de la maison d’arrêt – dans vingt-cinq cellules – sont évacués vers la cour de promenade. D’énormes moyens de secours sont déployés dont un hélicoptère du SAMU, à titre préventif. Les premiers sapeurs-pompiersarrivés sur place évoquent un important panache de fumée, au-dessus du bâtiment.

« Son corps est méconnaissable »

Lorsque les moyens de secours pénètrent dans la cellule, le détenu, seul au moment des faits, est mort, intoxiqué par les fumées. Il avait 23 ans, était placé en détention provisoire depuis un an. «  Son corps est méconnaissable », décrit le procureur de la République, Patrick Leleu. Vingt détenus ont été incommodés par les fumées.

Lundi soir, «  il n’en reste que cinq sous surveillance médicale  », indique Alain Jégo, directeur interrégional de l’administration pénitentiaire. Un hôpital de campagne a été déployé dans le gymnase de la prison. Dans les rangs des surveillants pénitentiaires, dix agents ont été hospitalisés, ils ont été évacués sous assistance respiratoire.

Si l’incendie a été rapidement maîtrisé, les dégâts sont importants. L’étage de la maison d’arrêt est inhabitable, la quarantaine de détenus pourrait être ventilée vers d’autres établissements pénitentiaires de la région. Les travaux de remise en état vont être menés rapidement. «  Ça va aller vite  », assure Alain Jégo.

Assurer la sécurité de l’établissement

«  La priorité, c’est d’assurer la sécurité de l’établissement », continue Patrick Leleu. Une équipe régionale d’intervention et de sécurité (ERIS) pénitentiaire, l’équivalent du GIGN, a été déployée à la prison pour s’assurer du retour au calme, après les événements – l’incendie a provoqué un mouvement de panique, l’ERIS est intervenue pour prévenir tout risque de mutinerie.

Une enquête administrative va être ouverte, ainsi qu’une enquête judiciaire pour dégradation, destruction par moyens incendiaires et mise en danger de la vie d’autrui. Elle confirmera l’identité de la victime et mettra également en lumière, à travers les auditions, si le jeune détenu « vivait mal sa détention  », confie Patrick Leleu.

Le centre pénitentiaire de Longuenesse abrite 800 détenus. Le dernier incendie d’aussi grande ampleur remonte à huit ans.

Source : La voix du Nord

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