Prison de Perpignan : un détenu retrouvé mort et un autre surveillant agressé

Un détenu de la prison de Perpignan, âgé de 46 ans, a été retrouvé mort dans sa cellule mardi matin.

Selon les premiers éléments, l’homme, écroué pour délits de droit commun et qui n’avait jamais posé de problèmes durant sa détention, serait décédé des suites d’une absorption massive de médicaments. Une enquête est en cours, menée par les services de police. Conformément à la procédure une autopsie a été ordonnée pour déterminer les causes exactes de son décès.

À cette malheureuse occasion, le syndicat UFAP-Unsa justice pointe des « incohérences de fonctionnement ». « Certains détenus sont suivis par le SMPR (service médico-psychologique régional) et une commission prévention suicide se réunit tous les 15 jours. Là, il est décidé de placer certains détenus sous surveillance particulière. Ainsi, nous assurons des rondes la nuit et nous avons une vigilance spéciale de ces personnes qui sont soit suicidaires, soit fragiles, soit toxicomanes. Or, on leur donne leur traitement médicaments pour 2, 3 voire 4 jours à l’avance, si il y a un jour férié en plus du week-end, et ils sont susceptibles de mettre fin à leurs jours avec ces doses-là. C’est presque une incitation pour des gens qui sont dépendants et peuvent céder à la tentation de tout prendre d’un coup. C’est peut-être ce qui s’est passé cette fois. Et nous sommes là pour palier cette contradiction ».

Deux fois en quelques mois

Par ailleurs, mercredi, vers 16 h 30, un surveillant s’est, une fois encore, fait agresser par un détenu du quartier isolement. Ce dernier avait été amené à la cabine téléphonique et n’a pas supporté qu’un surveillant s’approche afin de s’assurer que tout allait bien. Le prisonnier a commencé à l’insulter et à s’énerver. Tandis qu’il devait être placé au quartier disciplinaire, l’individu connu pour sa violence, s’est rebellé, donnant un coup-de-poing à l’un des fonctionnaires qu’il avait déjà agressé il y a quelques mois. L’UFAP-Unsa justice « déplore que ce détenu n’ait pas été transféré afin d’empêcher une double agression sur le même surveillan t ». « Nous sommes très en colère, d’autant que nous attendons toujours le départ d’un autre détenu qui a agressé notre collègue, vendredi dernier, à coups de fourchette» . Un retard d’appel sera effectué ce jeudi matin et se prolongera tant que les surveillants n’auront pas de garantie quant à ces deux demandes.

Source : L’indépendant

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