Meaux-Chauconin : le député Parigi a visité une prison surpeuplée

Cosignataire d’un amendement visant à faire payer la taxe d’habitation aux détenus, l’élu se dit favorable aux travaux d’intérêt généraux pour désengorger les prisons.

Des cellules surchargées, des surveillants à bout et sous-payés, des missions toujours plus nombreuses… En visite ce jeudi au centre pénitentiaire de Meaux-Chauconin, Jean-François Parigi a pu constater les différentes difficultés qui affectent au quotidien agents et prisonniers.

Le député de la circonscription, qui avait déposé un amendement à la loi de finances depuis rejeté visant à faire payer la taxe d’habitation aux détenus, a notamment été accueilli par le chef d’établissement Pascal Bruneau et son adjointe, Nathalie Cataldo. Le directeur lui a rapidement exposé le principal problème du centre pénitentiaire, commun à d’autres prisons : la surpopulation carcérale.

« Au total, la capacité théorique d’accueil est de 630 places, indique-t-il. Nous avons frôlé les 1 000 détenus cette semaine. » Les seuls chiffres des quartiers de la maison d’arrêt, qui comptent 385 places théoriques mais plus de 700 personnes effectivement écrouées, sont encore plus alarmants. C’est là que sont incarcérés les détenus en attente de jugement ou condamnées à de courtes peines.

« Nous sommes à plus de 200 % d’occupation », indique Pascal Bruneau, lequel estime que les détenus condamnés à une peine de moins de six mois représentent 70 % de la population carcérale de Meaux-Chauconin.

L’alternative des travaux d’intérêt général

Dans une cellule, derrière le petit espace qui sert de toilettes et de salle de bains aux détenus, deux lits superposés occupent un coin. Deux autres matelas ont été installés ; l’un sous la fenêtre et l’autre, à même le sol, dans un renfoncement derrière la porte.

Des conditions indignes qui rejaillissent sur le travail des quelque 210 agents pénitentiaires que compte l’établissement. Ils s’estiment déconsidérés par l’administration. « Pécuniairement parlant, pourquoi ne sommes-nous pas traités comme nos collègues des centres pénitentiaires d’Ile-de-France ? », s’interroge Romuald Petro, représentant du syndicat Ufap-Unsa.

Les agents qui travaillent à Meaux-Chauconin bénéficient ainsi d’une indemnité de résidence de 1 %, contre 3 % pour ceux de Melun ou de Réau. Jean-François Parigi a promis d’adresser une question écrite à la ministre de la Justice sur cette revendication.

Le député a par ailleurs fait savoir qu’il était favorable aux travaux d’intérêt général (TIG) comme alternative aux peines de courte durée. « Pour certains, passer un ou deux mois en prison revient à décrocher un certificat de voyou, estime-t-il. Les TIG peuvent être une solution à court terme. »

Source : Le Parisien

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