Meaux-Chauconin : l’indemnité de résidence des agents pénitentiaires s’invite dans les débats

Lors de sa récente visite du centre pénitentiaire, le député Jean-François Parigi (LR) a promis d’interpeller la ministre de la Justice sur cette question.

Le sujet nourrit les discussions de couloirs depuis janvier 2005 et l’ouverture du centre pénitentiaire de Meaux-Chauconin. Il s’est encore invité le 7 décembre lors d’une rencontre entre les représentants syndicaux et Jean-François Parigi, le député de la 6ecirconscription.

À Réau ou Melun, l’indemnité de résidence des agents pénitentiaires s’élève à 3 %… alors qu’elle n’est que de 1 % pour les agents de Meaux-Chauconin. Une différence d’une cinquantaine d’euros pour un agent payé 1 300 euros net, estime Romuald Petro, représentant du syndicat Ufap-Unsa.

« Pécuniairement parlant, pourquoi ne sommes-nous pas traités comme nos collègues des centres pénitentiaires d’Île-de-France ? », questionne ce dernier. Une interrogation partagée par Damien Tripenne et David Deruelle, ses homologues de la CGT et de FO.

Ce dernier rappelle que lorsqu’il travaillait à la prison du centre-ville de Meaux, aujourd’hui fermée, son indemnité de résidence était de 3 %. Les deux lieux ne sont pourtant distants que de deux kilomètres…

Jean-François Parigi a assuré les trois représentants syndicaux qu’il adresserait une question écrite à la ministre de la Justice sur cette revendication. Celle-ci doit être envoyée cette semaine.

Remplaçante de Nicole Bricq au Sénat quelques semaines durant, Hélène Lipietz avait interpellé fin septembre la garde des Sceaux sur ce même sujet. « J’ai reçu un courrier, mais sans la réponse à ma question », indique-t-elle.

Accompagné par le chef d’établissement Pascal Bruneau lors de sa visite, Jean-François Parigi a par ailleurs pu prendre la mesure de la surpopulation carcérale au centre pénitentiaire de Meaux-Chauconin. Si la capacité théorique d’accueil est de 630 places, le nombre de détenus frôle la barre du millier.

La situation est particulièrement alarmante en maison d’arrêt, où sont incarcérées les personnes en attente de jugement ou condamnées à de courtes peines : plus de 700 détenus y sont écroués pour 385 places théoriques !

La cellule visitée par le député illustre le problème. Deux lits superposés en occupent un coin, dans le prolongement d’un petit espace qui fait office de toilettes et de salle de bains. Deux autres matelas ont été installés dans la pièce ; l’un sous la fenêtre et l’autre à même le sol, dans un renfoncement derrière la porte d’entrée.

La surpopulation carcérale, en particulier en maison d’arrêt, n’est pas l’apanage de Meaux-Chauconin. Le député seine-et-marnais voit dans les travaux d’intérêt général (TIG) une solution de remplacement crédible aux peines de courte durée. « Pour certains, passer un ou deux mois en prison revient à décrocher un certificat de voyou, estime-t-il. Les TIG peuvent être une solution à court terme. »

Source : Le Parisien

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