Prison. Le nombre des détenus a encore augmenté

Il y avait 69 714 personnes incarcérées en France au 1er décembre 2017, soit une hausse de 0,60 % sur un mois et de 1 % sur une année. Cette augmentation est plus rapide pour les femmes, les mineurs et les prévenus, c’est-à-dire ceux qui n’ont pas été jugés.

Au total, 80 811 personnes étaient écrouées en France (+ 1,5 sur un an) dont 69 714 en détention dans un établissement pénitentiaire et 11 097 sous le coup d’une mesure de surveillance électronique ou d’un placement extérieur.

La tendance à la hausse enregistrée depuis trois mois se poursuit donc, « même si elle est moins brutale que celle observée au 1er semestre 2017 » où le record du nombre des détenus a été battu avec 70 230 personnes incarcérées au 1er avril.

« La structure de la population carcérale évolue sensiblement », constate dans un communiqué l’Administration pénitentiaire (AP) qui note une augmentation plus rapide du nombre de personnes écrouées non détenues (+5 % en un an), des femmes écrouées (+8 %), des mineurs (+6 %) et des prévenus (+2 %).Les prévenus (les personnes non-jugées définitivement) représentent à eux seuls 29,3 % des détenus sur l’ensemble du territoire (+ 2,4 % sur un an), un chiffre qui atteint 37,5 % en Ile-de-France.

Les maisons d’arrêt remplies à 142 %

Quant à la densité des établissements (nombre de détenus par rapport aux places disponibles), si la moyenne en France s’établit à 118 pour 100 places, elle est de 142 % en maisons d’arrêt et quartiers de maisons d’arrêt (où sont détenus les prévenus et des condamnés à de courtes peines).

Parmi les établissements où la situation apparaît la plus critique figure la maison d’arrêt de Nîmes (220 %). Plus généralement, 96 établissements ou quartiers ont une densité carcérale supérieure ou égale à 120 %. Au total, on dénombre 1 547 matelas au sol.

Compte-tenu de cette surpopulation, le taux d’encellulement individuel n’est que de 37 %. Ce principe d’un détenu par cellule, inscrit dans le Code pénal depuis 1875 et réaffirmé dans la loi pénitentiaire de 2009, n’a jusqu’à ce jour jamais été mis en œuvre.

« Il manque plus de 15 000 places de prison »

« Il manque plus de 15 000 places de prison et l’effort de construction consenti depuis 30 ans ne rattrape pas l’augmentation continue […] de la population pénale », a récemment souligné au Sénat le directeur de l’AP, Stéphane Bredin.

Dernièrement, la ministre de la Justice, Nicole Belloubet, a dit espérer que 10 000 des 15 000 nouvelles places promises par Emmanuel Macron durant sa campagne seront réalisées « à la fin du quinquennat ».

Source : Ouest-France

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s