Un détenu arrive à la prison de Saran avec un pistolet dans ses affaires

Vendredi 15 décembre au soir, un homme sur le point d’être écroué dans le cadre d’une affaire de stupéfiants s’est présenté à la prison de Saran avec un pistolet lacrymogène dans ses affaires. À la grande stupéfaction des surveillants qui l’ont découvert lors de la fouille.

Comment un détenu peut-il arriver en prison avec un pistolet et des téléphones portables dans ses affaires ? C’est la surprise à laquelle ont été confrontés les surveillants du centre pénitentiaire de Saran, vendredi dernier.

Un incident inédit qui fait suite à l’interpellation par la police judiciaire de six personnes, la semaine passée, à Dreux (Eure-et-Loir), dans le cadre d’une énième affaire de stupéfiants.

Parmi les mis en cause dans ce trafic de cannabis, le juge d’instruction chargé du dossier à Chartres a demandé le placement en détention provisoire de trois Drouais à la prison de Saran.

En garde à vue, au commissariat de Dreux, on confirme « qu’on leur a tous demandé de vider leurs poches » et que comme le veut le procédure, ils se sont retrouvés en sous-vêtements. Ils ont ensuite été emmenés au tribunal de Chartres.

Saisie lors d’une perquisition

À leur sortie du bureau du juge des libertés et de la détention, vendredi, les Drouais ont été conduits au centre pénitentiaire de Saran. Lors de la fouille de l’un d’eux, à leur entrée dans l’établissement, les surveillants découvrent un pistolet – une réplique de Smith & Wesson 9 mm plus vraie que nature – et des téléphones portables. L’arme ne se trouvait pas sur le mis en examen mais dans une boîte à chaussures, parmi ses affaires.

Comment a-t-elle pu se retrouver aux portes de la prison alors que le jeune homme sortait du commissariat puis du tribunal ?  Le procureur de la République de Chartres, Rémy Coutin a fini par obtenir des explications sur cette étrange affaire. « Lorsque les policiers, agissant sur commission rogatoire d’un juge d’instruction de Chartres ont perquisitionné le domicile d’un suspect, ils ont trouvé une arme qu’ils ont saisie. Au cours de l’enquête, il s’est avéré qu’il s’agissait d’un pistolet lacrymogène, détenu légalement. »

C’est ensuite que tout se complique. L’arme, qui ne présentait donc aucun danger létal, est alors restituée dans la fouille du trafiquant de drogue présumé. Un sac qui l’a suivi jusqu’au tribunal de grande instance, puis à la prison de Saran. C’est là que les agents de la pénitentiaire ont mis la main sur le pistolet. « Les policiers ne pouvaient pas savoir que cet homme serait incarcéré pour la suite de la procédure. Mais, il ne portait pas cette arme sur lui, elle se trouvait dans sa fouille », précise Rémy Coutin, qui tient à minimiser l’incident.

Yves Le Calvez et Alexandre Charrier

Source : La République du Centre

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