Perpignan aura sa deuxième prison

Le ministère de la justice confirme la création d’un autre centre pénitentiaire dans le département.

Perpignan aura sa deuxième prison. La nouvelle sera inscrite dans le² marbre ou plutôt dans la loi de programmation pour la justice au printemps 2018, comme le confirme Romain Grau, député LREM des P.-O. au sortir d’une entrevue à la Chancellerie. «Concernant la prison comme la cité judiciaire, rapporte-t-il, pour la première fois depuis longtemps, Perpignan est dans le débat, repéré à la Chancellerie et intégré dans ce contexte général de l’État qui ne lésine plus sur les moyens pour se doter d’une justice du XXIe siècle, avec un budget qui dépasse 7 milliards d’euros et 1000 postes créées cette année».

En balance avec Narbonne depuis plusieurs mois, le projet à Perpignan figurera bel et bien sur la liste des sites retenus pour la création de nouveaux centres pénitentiaires sur les 10 ans à venir, entérine elle-même la garde des sceaux Nicole Belloubet dans un courrier daté du 12 décembre adressé au parlementaire des P.-O. Et si les délais de réalisation dépendent notamment de la population carcérale et de la maîtrise du foncier, le département possède quelques points d’avance concernant ces deux volets. « Cet établissement souffre d’une surpopulation préoccupante », écrit Nicole Belloubet. « Au 1er novembre 2017, la densité carcérale du quartier maison d’arrêt de Perpignan s’élevait à 184, 2% ». D’où «une politique volontariste» de transfert des détenus et 44 opérations de désencombrement menées à Perpignan depuis le début de l’année.

La première pierre dans 4 ou 5 ans

De plus, en matière foncière, la communauté urbaine Perpignan-Méditéranée Métropole a en effet déjà «fléché» un terrain lui appartenant au Mas Orline pour l’implantation de ce projet. L’emplacement choisi, non plus à hauteur des anciens bâtiments Cémoi comme prévu initialement mais plus proche du péage Perpignan-sud, a fait l’objet d’une étude de faisabilité et bénéficie d’une « approche favorable» de la part de la Chancellerie. Elle pourrait ainsi se porter acquéreur de la parcelle.

Une facilité immobilière qui permettrait de raccourcir quelque peu le calendrier et d’envisager la pose de la première pierre de la nouvelle prison dans un délai de 4 à 5 ans (5 à 6 ans en moyenne pour les autres dossiers). « On peut imaginer une réception des travaux de ce nouveau centre pénitentiaire dans 6 à 7 ans », présage Romain Grau. « On apporte une réponse à la surpopulation carcérale, on créé de l’emploi localement et à long terme et on prend en compte les conditions de vie des détenus et les conditions de travail des personnels».

Sur ce dernier point, la prison de Perpignan compte 192, 2 postes équivalents temps plein pour une norme à 203. Trois départs et 7 arrivées au 11 décembre, ont ainsi été actés. De plus, dans le cadre de la commission de mobilité des surveillants, cinq postes seront ouverts en février sur l’établissement de Perpignan ajoute la Ministre de la justice «ce qui devrait permettre de mieux appréhender les périodes de tension en terme d’effectifs ».

Source : L’Indépendant

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