Prisons: les syndicats de surveillants quittent les négociations avec la ministre de la Justice

Les syndicats de surveillants pénitentiaires étaient reçus ce mardi après-midi au ministère de la Justice.

Les trois syndicats de surveillants pénitentiaires à nouveau reçus ce mardi par la ministre de la Justice Nicole Belloubet ont quitté la table des négociations dans l’après-midi. Ils appellent à poursuivre le mouvement entamé depuis neuf jours.

« Au bout d’une heure de présentation et de courts échanges, on repart déçus et frustrés parce que sur toute notre plateforme, on n’a pas eu le dixième des réponses que l’on attendait », a déclaré devant le ministère le secrétaire général du syndicat Ufap-Unsa (majoritaire) Jean-François Forget. « Le gouvernement n’a pas pris conscience de l’ampleur » du mouvement dans les prisons, a ajouté Emmanuel Chambaud, secrétaire général adjoint de ce syndicat.

« Prime à l’agression »

FO et la CGT-Pénitentiaire ont également quitté les discussions qui avaient démarré vers 15h30.

La ministre a « formulé un certain nombre de propositions assez significatives », pour un montant de trente millions d’euros, a déclaré le porte-parole du ministère Youssef Badr. Parmi ces propositions: « une prime liée au personnel qui travaille dans les établissements sensibles ». Elle a été qualifiée de « prime à l’agression » par FO et la CGT.

Nicole Belloubet a également proposé une « prime d’attractivité, une prime de fidélisation », notamment pour ceux qui viennent de terminer leur formation, et une autre prime pour ceux travaillant le dimanche et les jours fériés, a indiqué le porte-parole. « Sur la sécurité, aucune de nos revendications n’a été retenue. Rien n’a été dit sur le statut », a dénoncé le secrétaire général de FO Emmanuel Baudin.

Un mouvement qui se durci

Le gouvernement avait adressé ce mardi un signal d’ouverture aux gardiens de prison, se disant prêt à discuter d’une revalorisation de leurs primes, alors que sur le terrain le mouvement de blocage des prisons s’est durci. Les 28.000 gardiens de prison jugent leur profession dangereuse, mal payée et mal considérée alors que les prisons souffrent d’une surpopulation chronique.

Les syndicats attendent plus d’engagements du gouvernement, notamment sur la question sensible des détenus islamistes et sur l’emploi. Samedi, les personnels avaient rejeté un projet gouvernemental qui prévoyait la création de 1.100 postes sur quatre ans.

Source : BFM TV

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