NÎMES Nouveau couac dans le transfert d’un détenu : libéré car il n’y a pas d’escorte

 » Le nouveau dispositif destiné à confier à l’administration pénitentiaire l’escorte de détenus auparavant assurée par la gendarmerie et la police est un échecC’est le grand bazar des extractions judiciaires qui a atteint un paroxysme en 2016 avec la libération de plusieurs personnes en détention provisoire…car personne n’était disponible pour les emmener au tribunal, affirmait récemment le journal Le Monde dans un papier consacré au transfert de détenus de la prison au Palais de justice. Et Nîmes ne fait pas exception à la règle…

Un homme d’une trentaine d’années a été libéré, mardi, car il n’a pas pu être extrait de la maison d’arrêt de Nîmes pour être déféré au Tribunal de la ville. Cet homme a bénéficié d’une libération d’office comme nous l’explique son conseil Maître Karim Bensakina.  » Mon client est mis en examen pour une affaire criminelle. Un vol en bande organisé. Il devait passer devant le juge des libertés et de la détention mardi à 10h dernier délai, car j’avais demandé un délai différé pour plaider le contentieux de la détention « , souligne l’avocat Nîmois.
Mais l’auxiliaire de justice n’a pas eu besoin de sortir sa robe, car à midi son client n’était toujours pas arrivé…  » Il n’a pas pu être extrait car les services de la pénitentiaire en charge du transfert des détenus étaient occupés. Ils ont demandé à la greffière de voir avec la police, mais la police a expliqué qu’ils n’avaient pas d’équipages disponible immédiatement et que la règle était de les appeler 24h avant le transfert d’un détenu « , poursuit Me Bensakina.
Résultat : son client, un serbo-croate d’une trentaine d’années, mis en examen dans une grosse affaire criminelle de vols de caravanes en bande organisé a été remis en liberté depuis 48h. Dans ce dossier d’instruction géré à Nîmes et piloté par la Section de Recherches de Montpellier, une vingtaine de personnes a été présentée à la justice durant les derniers jours. Des hommes et femmes arrêtés dans plusieurs régions de France. Ce réseau volait des caravanes de luxe dans le sud de la France pour les revendre dans le Nord du pays où dans les pays européens.
Une affaire similaire s’est déroulée à Nîmes, début décembre, avec un ressortissant hongrois qui avait été libéré à cause d’indisponibilité de la part des services pénitentiaires.
Boris De la Cruz
Source : ObjectifGard

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