A la maison d’arrêt, les surveillants assurent désormais les extractions

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Depuis hier, la maison d’arrêt dispose d’un module d’extractions judiciaires vicinales pour assurer les allers et retours des détenus au palais de justice. Une révolution culturelle pour les surveillants.

Ne plus se retrouver en impossibilité de faire. Patrick Vervly ne cachait pas sa satisfaction hier matin, alors que trois surveillants se préparaient pour leur première extraction judiciaire vicinale. Une nouvelle corde à leur arc.


Adhésion des personnels au projet d’établissementDepuis juin 2016 en effet, un transfert de charges des forces intérieures était effectué vers l’administration pénitentiaire à propos des extractions judiciaires. Un dispositif était déployé sur l’ensemble du territoire. Dès lors, l’Indre-et-Loire était placée sous l’autorité de régulation pénitentiaire des extractions judiciaires (Arpej), basée à Dijon, avec deux pôles (Prej) basés l’un à Saran (Loiret), l’autre à Saint-Maur (Indre). Loin de Tours, donc. De quoi occasionner depuis sa mise en place des difficultés, des renvois de procès, mais aussi l’agacement des magistrats, des avocats… Bref, il fallait trouver une solution.


Dès son arrivée l’été dernier, le directeur de la maison d’arrêt a donc planché sur le sujet. « C’était une des missions de ma feuille de route », explique-t-il. Comme dans les maisons d’arrêt d’Auxerre et de Nevers, un module d’extractions judiciaires vicinales est donc né.
L’idée ? Ce sont des surveillants, formés et armés, qui assurent les transferts de la maison d’arrêt vers le palais de justice en vue des procès, des présentations à magistrats, etc. « Après, les missions pourraient évoluer », indique le directeur.


Une fois une grande partie des postes de surveillants pourvus (7 sur les 10 manquants), ces derniers ont pu se présenter aux présélections. Avant, pour les personnels retenus, de rejoindre Châteauroux afin d’y être formés, trois semaines durant, au tir, aux techniques d’interventions, à la conduite opérationnelle et au secourisme. « Porter une arme sur la voie publique, ça ne s’improvise pas », insiste Patrick Vervly. Derrière la lourde porte de la rue Henri-Martin les surveillants désormais spécialisés prennent leurs marques. Ils seront, à terme, dix-sept à pouvoir assurer ces extractions tout au long de l’année.

Trois véhicules (dont un banalisé) sont affectés (un seul est arrivé pour l’instant) et le local dédié est en construction, au cœur de l’enceinte pénitentiaire. Il devrait être livré d’ici mai. En attendant, ce sont les voisins gendarmes qui, après chaque mission, recueillent le matériel non létal (gilet pare-balles, menottes, bâton de défense, bombe lacrymogène…).

Les armes restent dans l’armurerie de la prison. De nouvelles habitudes.
Sur la route en revanche, pas question d’en avoir ! Trois trajets ont été définis, appris par cœur. Et c’est au dernier moment, dans un sens comme dans l’autre, que le chef d’escorte le fait connaître au chauffeur. Pas question de jouer avec la sécurité ! Le nombre d’agents nécessaire sera d’ailleurs évalué au cas par cas, en fonction de la dangerosité du ou des détenus.

Source : La Nouvelle République

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