Angers. La maison d’arrêt se déchire à cause d’un conflit interne

Dans une lettre ouverte à la direction de la maison d’arrêt d’Angers, un syndicat pénitentiaire dénonce le management du duo qui gère l’établissement. L’administration assure que ce problème fait l’objet d’une prise en charge.

Que se passe-t-il à la maison d’arrêt d’Angers ? Ce mercredi 18 avril, un tract signé par l’Ufap-Unsa est apparu sur Twitter. Il dénonce une situation tendue entre la direction de l’établissement et certains personnels administratifs.

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Jean de Bary@Baryavok

Le torchon brûle à la maison d’arrêt d’.

« Désespoir profond »

Dans le document, le syndicat interpelle la directrice de l’établissement et son adjointe sur un contexte très compliqué. « Au final, la multiplication des situations personnelles de souffrance au travail, du burn-out à l’expression d’un désespoir profond pouvant aller jusqu’au risque suicidaire, votre absence de réponse coupable, vous qui vous contentez d’agiter le spectre d’une réorganisation, des services comme une menace, qui tentez maladroitement de monter les agents les uns contre autres, qui faites du favoritisme et fomentez de grands complots comme dans une cour de récréation de primaire laissent craindre une explosion prochaine. En aparté, chacun dit « cela va mal finir ». Ceux qui ont pu ont demandé leur mutation et sont partis. »

« Management agressif » ?

Ce tract, écrit sous la forme d’une lettre ouverte, dénonce la gestion du personnel. « Le management agressif et la politique du diviser pour mieux régner sont cruels, inutiles et contre-productifs à tous les niveaux. Mesdames les directrices, si vous innoviez en nous faisant confiance ? En collaborant avec nous ? »

« Travail en cours »

À ces mots très forts, la direction de la maison d’arrêt répond sans rajouter d’huile sur le feu. « Il y a un travail en cours avec l’organisation syndicale pour trouver des solutions et des issues à cette lettre ouverte, commente sobrement Célia Pouget, directrice adjointe de la maison d’arrêt. Nous l’avons rencontrée lundi. Il est trop tôt pour se prononcer sur les suites. »

« Chacun est écouté »

Même mesure du côté de la direction interrégionale de l’administration pénitentiaire. Qui évoque la prise de fonctions récente d’une nouvelle équipe de direction. « Quand un nouveau chef d’établissement arrive, il fait un état de lieu et il réorganise avec, parfois, des résistances, soutient-on à Rennes, où cette situation de tensions est connue depuis longtemps. Chacun est écouté, direction et personnels. Si des difficultés persistent, il existe une possibilité de saisir le directeur interrégional. »

 

Source : Ouest-France

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