Évasion d’un détenu fiché S : le service médical mis en cause

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Mercredi vers 9 heures, un détenu de la maison d’arrêt de Brest, fiché S, a profité d’une extraction pour s’évader. Un syndicat de surveillants met en cause l’hôpital qui devait le soigner.

Forcément, Anthony Pondaven, 21 ans, avait préparé son évasion. Mercredi vers 9 heures, il est extrait de la maison d’arrêt de Brest, où il est en détention provisoire pour vol par effraction. Direction : les urgences ophtalmologiques. Sur le parking de l’hôpital, le délinquant aux 23 condamnations dont aucune pour terrorisme, court, l’un des trois surveillants le plaque au sol, mais il lui échappe grâce à deux complices qui l’attendaient dans une 306 noire. Le conducteur, 20 ans, se rend à la police. Il est mis en examen et écroué pour complicité d’évasion avec violence, indique le procureur de Brest. Une information judiciaire est ouverte, deux mandats de recherche sont émis à l’encontre du détenu et de son autre complice, un ami proche. En garde à vue, le chauffeur déclare avoir déposé l’évadé à Saint-Brieuc, avant qu’il ne disparaisse.

Les surveillants n’étaient pas armés

Anthony Pondaven connaissait à l’avance le jour et l’heure de son extraction. D’où vient la fuite? Jean-François Forget, secrétaire général du syndicat pénitentiaire Ufap-Unsa Justice, accuse : « La veille, le service médical lui a fait part de sa convocation. Pour eux, les détenus, c’est des patients. » Il déplore une absence de réglementation sur ces pratiques, d’autant que « ce cas n’est pas isolé ». En outre, les surveillants n’étaient pas armés. Surprise, c’est la procédure pour une extraction médicale.

L’explication est que, contrairement aux extractions judiciaires, là, le détenu n’est pas censé être au courant alors que le sevice médical l’a prévenu. Or l’armement des escortes médicales avait, précise Jean-François Forget, déjà été obtenu fin 2016. Puis à la faveur du changement de gouvernement, la mesure avait été mise en « stand-by ». Dans un communiqué, le ministère de la Justice indique travailler « à un dispositif permettant de mieux professionnaliser cette activité d’escorte sur la voie publique ».

Et comment se fait-il que dans la cellule d’un fiché S, suivi par les renseignements pour « tendance à la radicalisation », qui étale sur Facebook sa sympathie pour Daech, on trouve deux portables? « Avec les projections de colis dans la cour de promenade et la fin des fouilles aléatoires, ça rentre de partout, répond Jean-François Forget, fataliste. Saisir les téléphones en prison, c’est vider la mer à la petite cuillère. » Anthony Pondaven, considéré par la police comme potentiellement dangereux, est toujours en fuite.

Source : Europe 1

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