Lâchée par la Région, l’imprimerie du centre pénitentiaire de Caen est menacée de disparition

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Depuis 33 ans, l’Artec, l’atelier d’imprimerie du centre pénitentiaire de Caen, a formé plus d’une centaine de détenus et facilité leur réinsertion. Mais la Région lui a refusé cette année une subvention de 44 000 euros. L’association risque le dépôt de bilan.

Elle compte parmi ses clients des particuliers, des collectivités ou des associations. Bref, elle est ouverte à tous mais se trouve en milieu carcérale. Un cas unique en France. Cette imprimerie gérée par une structure associative, l’Artec, a été créée en 1985 grâce au garde des sceaux de l’époque, Robert Badinter. Elle fournit tout type de travail d’impression et permet aux détenus de préparer leur réinsertion en leur permettant de travailler au sein du centre pénitentiaire de Caen et de se former aux métiers de l’imprimerie.

Mais pour l’Artec, l’avenir semble sombre. L’association pourrait être obligée de déposer une déclaration de cessation de paiement « dans les semaines qui viennent« , selon son président, Jean-Baptiste Delaby. Car l’Artec doit fonctionner cette année avec 44 000 euros en moins. La Région, qui a récupéré de l’Etat en 2015 la compétence de la formation en prison,  a refusé de verser sa subvention. « Il y avait deux stagiaires seulement qui étaient formés l’année dernière pour une dotation de 44 000 euros pratiquement« , déclare David Marguerite, vice-président de la région Normandie en charge de la formation et de l’apprentissage, « ce n’était pas soutenable ni techniquement ni sur le fond. »

En 33 ans d’existence, l’Artec a pourtant permis à plus d’une centaine de détenus de se former. Actuellement, quatre personnes travaillent dans cet atelier chaque matin de 7 h 30 à 13 h 30. Trois d’entre elles viennent de passer les épreuves du BEP imprimerie et sont dans l’attente des résultats. Pour elles, le diplôme est un peu un passeport pour une nouvelle vie. « Il faut une mobilisation générale autour de cet outil absolument majeur« , estime Laurence Dumont, députée (PS) du Calvados qui a permis à l’une de nos équipes de visiter cet atelier en milieu carcéral, « je ne comprendrais pas que dans quelques semaines ça mette la clé sous la porte. »

Pour ne pas disparaître, l’association Artec a lancé sur son site internet un appel aux dons.

Source : France Info

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