Une vidéo suggestive tournée à la prison de Sequedin entre une élève surveillante et un détenu

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Les images font le tour des réseaux sociaux depuis la semaine dernière : une vidéo suggestive montre un détenu de la prison de Sequedin, près de Lille (Nord) avec une élève surveillante. Elle semble pratiquer sur lui un acte sexuel.

La scène, qui s’est répandue sur Internet, dure quelques secondes. On y voit à l’entrée d’une cellule, à la prison de Sequedin (Nord) un homme torse nu parler à une surveillante. On ne comprend pas bien ce qu’il se dit. La télévision est allumée. La surveillante jette un coup d’œil à droite, à gauche, avant de s’agenouiller et de pratiquer ce qui ressemble à une fellation : son visage n’apparaît pas dans le champ de l’image.

Le téléphone portable est posé, dissimulé dans un coin de la pièce par le détenu. D’après le journal Le Parisien, il aurait 26 ans et serait incarcéré depuis l’année dernière pour vol et trafic de stupéfiants. Dès que l’administration pénitentiaire a eu vent de la vidéo, il a été transféré dans un autre établissement, confirment des surveillants contactés par France Bleu Nord.

Quant à la surveillante, élève à l’Enap, l’école nationale de l’administration pénitentiaire, elle était stagiaire à Sequedin au moment des faits, racontent les surveillants à France Bleu Nord. Elle n’est plus en poste à l’heure actuelle. Une enquête est ouverte, elle pourrait aboutir à une sanction disciplinaire. La jeune femme ne devrait pas retourner travailler en détention.

Les autres surveillants « dégoûtés »

« On a pris une claque […], on est dégoûtés », se désole Benoît Normand, secrétaire local Ufap Unsa Justice du centre pénitentiaire. « On souffre d’un manque de reconnaissance, on a des grosses difficultés de fonctionnement, on avait pas besoin de cette vidéo qui salit notre profession. » Même son de cloche pour Guillaume Pottier, secrétaire régional Ufap Unsa, mais pour lui « ça reste un acte isolé », « une erreur de casting », ajoute Benoît Normand.

Elle est complètement sortie de son rôle. Ce qu’elle a fait est inexcusable et impardonnable. Elle se devait d’être exemplaire. – Guillaume Pottier, secrétaire Ufap Unsa Justice dans les Hauts-de-France

Benoît Normand a une pensée particulière pour ses collègues surveillantes, assez nombreuses à la maison d’arrêt de Sequedin. « On a un métier où la provocation est déjà assez courante, je pense à toutes _mes collègues surveillantes qui vont se confronter aux moqueries et aux sous-entendus des détenus_. On avait pas besoin de ça. C’est une belle connerie. »

Les syndicalistes regrettent également la présence de téléphones portables en détention. « C’est un vrai fléau. Il y en a de plus en plus. On nous promet des brouilleurs mais ceux qui sont installés sont obsolètes », conclut Guillaume Pottier, comme ses collègues, écœuré.

Source : France-Bleu

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