Quand Antonio Ferrara se démarque de l’évasion de Redoine Faïd

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L’ex-braqueur de fourgons blindés ne s’exprime jamais. Il a décidé de sortir de son silence afin de rétablir certaines vérités après la belle de Redoine Faïd.

C’est une démarche pour le moins originale. Un détenu « célèbre » qui souhaite réagir à une retentissante évasion. L’ex-braqueur Antonio Ferrara détenu depuis le mois de juillet 2003, notamment pour sa fracassante évasion de la prison de Fresnes (Val-de-Marne) en mars 2003, n’a pas apprécié de voir son nom associé dans la presse à la belle par hélicoptère de Redoine Faïd, le 1er juillet, de la prison de Réau en Seine-et-Marne.

Celui qui est surnommé le « roi de la belle » semble aujourd’hui las de se voir encore renvoyé à des affaires de grand banditisme, alors qu’il n’a plus fait parler de lui depuis sa dernière arrestation. Selon l’un de ses avocats, Antonio Ferrara, âgé de 44 ans, également surnommé « Nino », n’aspire désormais plus qu’à une chose : sortir de prison mais par la grande porte.

Le 1er juillet dernier, il se trouvait ainsi à quelques mètres du parloir de Redoine Faïd, dans une unité de vie familiale avec ses proches dans la prison de Réau. « Je venais de quitter la cabine de parloir avec ma belle-sœur et mon neveu afin de regagner ma cellule qui se trouve à une centaine de mètres accompagné d’un gradé, a-t-il fait savoir au Point par l’entremise de son avocat, Me Amar Bouaou. Dans le même moment, j’ai entendu le bruit assourdissant des pales de l’hélicoptère et le message radio du surveillant qui indiquait : une évasion en cours ! J’ai tout de suite saisi ce qu’il se passait, j’ai regardé le brigadier et j’ai couru en direction du bâtiment QMC (quartier maison centrale, NDLR) pour regagner très vite ma cellule. »

Libérable en 2025

Une réaction confirmée au Point par plusieurs sources. « Le fait d’associer le nom d’Antonio Ferrara à l’enquête qui est en cours sur l’évasion de Redoine Faïd et se poser la question de son éventuelle implication est une lubie, et doit prêter un très large sourire aux enquêteurs d’élite de l’Office central de lutte contre le crime organisé (OCLCO) qui l’ont traqué pendant plusieurs années et qui le connaissent parfaitement, estime Me Amar Bouaou. Bien au contraire, l’évasion de Redoine Faïd est un cadeau inespéré fait à Antonio Ferrara.

Il lui a, en effet, offert la possibilité de démontrer définitivement aux yeux de l’administration pénitentiaire, de l’autorité judiciaire et policière qu’il ne veut plus s’évader. » Père de deux enfants âgés de 6 ans et 6 mois, « Nino » a pourtant vu sa dernière demande de confusion de peine refusée, au mois de mai dernier, repoussant sa libération conditionnelle à 2025. « La sincérité de son projet de vie est connue de ses proches, poursuit son avocat. Une relation de confiance s’est nouée avec l’administration pénitentiaire à Réau qui le côtoie depuis plus de six ans maintenant. Il ne trahit jamais ses principes et vient de prouver par son attitude exemplaire qu’il n’a pas manqué à l’engagement qu’il s’est assigné.

Il reste déterminé et cette détermination n’est dédiée qu’au retour à une vie normale auprès de sa femme et de ses deux jeunes enfants. Il serait grand temps que le fantasme autour de lui se dissipe et qu’il puisse bénéficier dans le cadre de l’exécution de ses peines d’un traitement normal. » Condamné à six reprises et acquitté trois fois au cours des années 2000, Antonio Ferrara avait notamment écopé de 12 ans de réclusion criminelle pour sa spectaculaire évasion de Fresnes.

Source : Le Point

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