Corse : le détenu disparu de la « prison ouverte » de Casabianda retrouvé mort dans un étang

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L’homme, condamné en 2014 pour viol, était porté absent depuis mardi soir. Son corps a été retrouvé à une dizaine de kilomètres de la prison. 

Le détenu de 43 ans porté absent depuis mardi soir de la « prison ouverte » de Casabianda, en Haute-Corse, un établissement sans murs d’enceinte, unique en France, a été retrouvé mort dans un étang proche mercredi soir, a-t-on appris auprès du parquet.

« Suspicion de noyade ». « Le corps a été retrouvé dans l’étang d’Urbino », distant d’une dizaine de kilomètres de la prison, « par un plaisancier », a indiqué à l’AFP la procureure de la République de Bastia, Caroline Tharot. « Il a été formellement identifié par le directeur adjoint du centre de détention de Casabianda comme celui du détenu recherché », a-t-elle précisé. « Une autopsie va être réalisée pour connaître les causes du décès », a ajouté la magistrate évoquant une « suspicion de noyade ».

L’homme avait été aperçu par des témoins avec ses affaires de baignade, les détenus ayant un accès libre à la plage jusqu’à 21 heures. Sa disparition avait été constatée alors qu’il n’avait pas répondu à l’appel mardi à 17h45. D’importants moyens, notamment un hélicoptère et des gendarmes à pied ainsi qu’à cheval ont été mobilisés pour tenter de le retrouver.

Une prison sans murs d’enceinte. Toutes les pistes ont été envisagées, celle « de l »évasion » comme la possibilité que l’homme « ait pu avoir un malaise » en regagnant le centre pénitentiaire, selon la procureure. Le directeur interrégional adjoint des services pénitentiaires du sud-est, Géraud Delorme avait également souligné que « l’hypothèse d’un accident sur un domaine de 1.500 ha » ne pouvait être « écartée ».

Condamné en 2014 pour « viols aggravés », à douze ans de réclusion criminelle par la cour d’assises de Meurthe-et-Moselle, l’homme dont la fin de peine était prévue à fin 2021, n’avait « fait l’objet d’aucun rapport d’incident depuis son arrivée », selon Caroline Tharot. Sans murs d’enceinte, le centre de détention de Casabianda, sur la commune d’Aleria, en plaine orientale, à 70 km au sud de Bastia, compte 194 places, occupées aux deux-tiers par des délinquants sexuels.

Source : Europe 1

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