Bapaume: Le centre de détention survolé par des drones

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On l’apprend aujourd’hui. Des survols de drones ont été signalés autour de la prison. Il s’agirait d’une première. Le « GIGN des prisons » est intervenu pour une fouille d’envergure

Que s’est-il passé au centre de détention de Bapaume le mercredi 26 septembre ? L’arrivée en urgence des Équipes régionales d’intervention et de sécurité (Éris) de Lille et de Paris n’est pas passée inaperçue dans le bourg du Sud-Artois. Évasion ? Mutinerie ?

Les jours qui ont précédé cette intervention spectaculaire des surveillants d’élite formés par le Raid et le GIGN, des survols de drones ont été signalés autour du centre de détention de Bapaume. Pour l’administration pénitentiaire, il fallait réagir vite. Quelques mois avant l’évasion du braqueur Redoine Faïd du centre de détention de Réau, des drones avaient également été repérés autour de l’établissement.

Pour ne rien arranger au climat anxiogène pesant sur le lieu de détention, une rumeur fait état de la présence d’une arme à feu : « Une arme à feu se trouverait dans l’établissement afin de permettre à un détenu de s’en servir pour une évasion », indique un tract du syndicat Ufap-Unsa qui précise même qu’« il est envisageable que l’arme ait pu être déposée dans l’enceinte » par ce drone.

Livraison d’armes pour une évasion ?

Une fouille ciblée, afin de retrouver cette arme de poing, voire d’autres, est donc décidée par la direction. Le personnel y participe avec le renfort des Éris de Lille et Paris. L’opération prend fin à 23h heures. « Deux téléphones, deux clefs USB, deux bracelets connectés et des stupéfiants ont été saisis », rapporte le syndicat Ufap-Unsa. Par ailleurs, le détenu désigné comme le « probable protagoniste » de cette suspicion de tentative d’évasion est placé à l’isolement.

Deuxième phase le lendemain matin. Une équipe cynophile intervient avec des chiens spécialisés dans la recherche d’armes et d’explosifs pour fouiller plusieurs cellules. Aucune arme n’est finalement découverte. Une relative discrétion continue d’entourer cette affaire. Certains surveillants n’ont appris les faits qu’à travers la publication du tract de l’Ufap-Unsa. «  On n’a eu aucune communication de la direction  », affirme un surveillant. Quant à elle, la direction interrégionale des services pénitentiaires n’a pas souhaité répondre à nos questions.

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