Prison Un djihadiste sème l’inquiétude chez les surveillants de Vendin-le-Vieil

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Flavien Moreau a intégré le centre pénitentiaire de Vendin-le-Vieil au mois de septembre. La semaine dernière, des inscriptions faisant l’éloge de Christian Ganczarski, détenu ayant agressé trois surveillants à l’arme blanche au mois de janvier, ont été découvertes. Son comportement inquiète les surveillants qui réclament son départ, eux qui gèrent déjà des détenus à risque, dont Redoine Faïd.

Dix mois après l’agression de trois surveillants par un détenu islamiste, les douloureux souvenirs des personnels du centre pénitentiaire de Vendin-le-Vieil se voient ravivés par une nouvelle menace. Le 24 septembre, Flavien Moreau a rejoint le quartier d’évaluation de la radicalisation (QER) pour dix-sept semaines d’évaluation, mais n’y aura tenu que quelques jours. L’homme de 31 ans a été mis en prévention, envoyé au quartier disciplinaire (QD) pour avoir menacé des surveillants en portant sa main à sa poche et en déclarant : «  Je vais vous planter.  »

Libérable en 2019

La semaine dernière, des inscriptions «  Je suis Ganczarski  » sont apparues sur les murs de sa cellule. Un éloge au détenu qui avait porté des coups de ciseaux à trois agents pénitentiaires le 11 janvier dernier. Cette agression avait déclenché un mouvement social de douze jours dans de nombreuses prisons françaises. Incarcéré depuis 2013 pour association de malfaiteurs en vue de la préparation d’un acte terroriste, Flavien Moreau est le premier apprenti djihadiste français à avoir été jugé à son retour de Syrie.

Avant d’arriver à Vendin-le-Vieil, il était détenu au centre pénitentiaire du sud-francilien. Son frère aîné, Nicolas, est quant à lui incarcéré au quartier de prévention de la radicalisation (QPR) de Condé-sur-Sarthe. «  À la base, c’était un petit malfrat anti-système qui commettait des vols avec violences ou effraction, mais il est parti dans des zones de combat et tient des propos hyper radicaux. Il a vu des morts, il a tenu des armes. Jusqu’où ira-t-il quand il sortira ?  », s’interroge Grégory Strzempek, secrétaire local de l’UFAP Unsa Justice. Flavien Moreau est libérable au 11 mai 2019.

Transfert annulé

«  Nous souhaiterions la mise en place de petites structures étanches avec une gestion presque individuelle pour permettre de maintenir cette population en détention. On se demande ce que vont devenir ces gens une fois libérés. C’est peut-être de la détention arbitraire, mais ça peut sauver des vies  », poursuit le porte-parole du syndicat majoritaire. Pour l’heure, Flavien Moreau refuse formellement de quitter sa cellule du QD.

Néanmoins, depuis sa mise en prévention, il ne se montrerait pas particulièrement agressif face aux surveillants : «  Il est dans son truc, il n’en a rien à faire de rien.  » Le transfert de Flavien Moreau, réclamé par le personnel, était prévu pour le lundi 8 octobre, avant d’être finalement annulé. «  Au niveau de l’UFAP, on s’inquiète de la suite des événements, énonce Grégory Strzempek. On demande qu’il parte.  »

Source : La Voix du Nord

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