Réforme de la justice. Les nouvelles prisons devront favoriser le travail en détention

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Ce mercredi, en commission des Lois, les députés ont adopté un amendement qui prévoit que « l’architecture des nouveaux établissements pénitentiaires prendra en compte le développement du travail en détention ».

La présence de locaux adaptés au travail en détention devra faire partie des critères pour la construction de nouvelles prisons, ont décidé ce mercredi les députés dans le cadre de l’examen en commission du projet de réforme de la justice.

Outre une première série d’amendements pour rétablir le texte après sa réécriture au Sénat en première lecture fin octobre, les députés ont adopté en commission des Lois un amendement qui prévoit que « l’architecture des nouveaux établissements pénitentiaires prendra en compte le développement du travail en détention ».

15 000 places de prison

Le projet de loi, qui sera examiné dans l’hémicycle à partir du 19 novembre, prévoit la construction de 15 000 places de prison (7 000 livrées et 8 000 commencées en 2022).

L’amendement, porté par Philippe Gosselin (LR) et Laurence Vichnievsky (MoDem), s’appuie sur le rapport des groupes de travail de la commission des Lois sur la détention, qui « a souligné que des prisons même récemment construites n’ont pas toujours des locaux suffisamment grands pour accueillir plusieurs ateliers », selon son exposé des motifs.

Les auteurs indiquent à titre d’exemple que le centre pénitentiaire de Bourg-en-Bresse, mis en service en février 2010 avec 690 places, « dispose d’une ‘zone ateliers’ ne permettant qu’à 90 personnes détenues de travailler ».

Favoriser l’insertion professionnelle des détenus

Un autre amendement de Philippe Gosselin et Mme Vichnievsky permet, pour favoriser l’insertion professionnelle des détenus, d’étendre à de nouveaux établissements pénitentiaires l’expérimentation de chantiers d’insertion initiée en 2016 dans quelques prisons.

Naïma Moutchou, cheffe de file des « marcheurs » de la commission des Lois, a également fait adopter un amendement prévoyant un rapport pour évaluer des « modules de confiance » expérimentés depuis 2015 et notamment leurs effets sur les violences en détention.

« Meilleure autonomie et responsabilisation »

Ces modules s’inspirent d’un programme pénitentiaire espagnol datant de 2001, baptisé « respeto ». Son principe : un contrat qui offre des « avantages » (cellules ouvertes en journée, accès libre aux douches…) en échange d’« obligations » (lever à 7 h 30, cours d’éducation civique, ménage…).

Ces modules doivent permettre « une meilleure autonomie et responsabilisation des détenus », souligne la députée, qui avance l’objectif de « limiter la récidive et favoriser la réinsertion ». Son amendement prévoit aussi d’analyser « les possibilités » d’extension de ces modules.

Source : Ouest-France

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