Corse. Le détenu évadé de la prison ouverte de Casabianda s’est rendu

Un homme de 46 ans a été placé en garde à vue après s’être évadé de la prison ouverte de Haute-Corse, un établissement sans mur d’enceinte unique en France. Il est revenu par lui-même ce vendredi.

Un détenu qui s’était évadé mardi de la prison de Casabianda (Haute-Corse), un établissement sans mur d’enceinte unique en France, s’est rendu vendredi avant d’être placé en garde à vue, indique l’AFP. Le détenu, âgé de 46 ans, a été placé en garde à vue « afin d’être interrogé sur les circonstances de sa disparition », a indiqué la procureure de Bastia Caroline Tharot à l’AFP. Selon une source pénitentiaire, l’homme aurait tenté de suicider avant de décider de se rendre en retournant à la prison.

Il s’agit de la troisième disparition d’un détenu de ce centre depuis le début de l’année. Le parquet de Bastia avait été avisé jeudi à la mi-journée de la disparition de cet homme condamné en 2014 par une cour d’assises « pour des faits qui ne sont pas des infractions à caractère sexuel », a indiqué à l’AFP Mme Tharot, confirmant une information de Corse-Matin.

« Son comportement donnait satisfaction »

Il était incarcéré à Casabianda depuis juin 2017 et il « ne s’était absolument pas fait remarquer défavorablement ». « Il avait été admis au travail » à la bergerie de la prison parce que « son comportement donnait satisfaction », a ajouté la procureure.

Le 29 août, un détenu d’une trentaine d’années, condamné pour vols et escroqueries, ne s’était pas présenté à la prison à la suite d’une permission accordée pour des motifs familiaux. Il avait été arrêté quelques jours plus tard près de Saint-Etienne, sur son lieu de permission. Un autre détenu de 43 ans, condamné en 2014 pour « viols aggravés » à 12 ans de réclusion criminelle, avait disparu du même établissement le 20 août. Deux jours après, son corps avait été retrouvé dans l’étang d’Urbino, situé à une dizaine de kilomètres de Casabianda.

Les investigations sur les circonstances de son décès « sont toujours en cours », a précisé la procureure de Bastia, indiquant que les conclusions de l’autopsie étaient connues mais qu’« il reste d’autres éléments de nature médicale » à connaître. Sans mur d’enceinte, le centre de détention de Casabianda, sur la commune d’Aleria, en plaine orientale et à 70 km au sud de Bastia, compte 194 places, occupées aux deux-tiers par des délinquants sexuels.

Ils bénéficient d’un « régime de circulation ouvert » dans la journée, assorti de plusieurs contrôles quotidiens et sont encadrés par une trentaine de surveillants. La plupart travaillent dans des plantations et élevages du domaine.

Source : Ouest-France

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