Vendin-le-Vieil Deux surveillants de prison violemment frappés par un détenu incarcéré pour meurtre

Lundi midi, l’homme de 35 ans avait réussi à s’extraire de sa cellule lors d’une ronde de surveillance. Il a été condamné ce mercredi à dix-huit mois de prison ferme.

Aux alentours de 13 h 15, ce lundi au centre pénitentiaire de Vendin-le-Vieil, c’est l’heure de la relève. Un surveillant fait le tour des cellules pour s’assurer que tout est en ordre. À l’ouverture de l’une d’elles, un détenu demande à en sortir quelques minutes, pour se rendre à la buanderie. Il en a d’ordinaire le droit, mais pas à cet instant. Devant le refus qui lui est opposé, il insulte son gardien de «  facho  ». Parvenant à s’extraire de sa cellule, l’homme de 35 ans met son vis-à-vis au sol, le frappe violemment à coups de pied et poing.

Une surveillante intervient rapidement, tente d’éloigner le furieux de sa victime en le ceinturant. À son tour, elle est molestée, reçoit une gifle. C’est alors que les renforts arrivent et que le détenu est maîtrisé. Pour les deux gardiens, le bilan est lourd, avec, notamment, divers hématomes dont certains au visage et des douleurs aux côtes ou dans le dos. Le surveillant, déjà agressé il y a quelques mois, est en arrêt pour huit jours, pouvant être prolongés. Sa collègue bénéficie de trois jours d’arrêt supplémentaires.

Une peine de vingt-cinq ans à purger pour un meurtre de 2007

D’abord entendu à la prison, le trentenaire est par la suite placé en garde à vue au commissariat de Lens. Ce mercredi après-midi, au tribunal correctionnel de Béthune, il a été jugé sous le régime de la comparution immédiate et condamné à dix-huit mois de prison ferme, le ministère public ayant requis trois ans. L’homme, passé par de nombreuses prisons où ses séjours n’ont pas toujours été des plus calmes, possède un lourd passé judiciaire. Il purge actuellement une peine de vingt-cinq ans de réclusion criminelle pour un meurtre commis en 2007.

Confronté à la vidéosurveillance de l’établissement pénitentiaire diffusée à l’audience, le détenu s’excuse, se dit même choqué de sa violence, lui, qui, depuis deux ans et demi qu’il est à Vendin, n’avait pas fait parler de lui. Le personnel de la prison n’en a pas moins qu’une envie, exprimée par la voix de ses représentants syndicaux CGT – UFAP, qu’il soit transféré, la demande est faite. «  Mardi, à 6 h 45, une trentaine d’agents ont débrayé quelques dizaines de minutes en soutien aux collègues. La direction nous a entendus ».

Source : La Voix du Nord

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