Trois surveillants attaqués au couteau par un détenu de la maison d’arrêt de Val-de-Reuil

Trois surveillants de la maison d’arrêt de Val-de-Reuil (Eure) ont été attaqués au couteau, dimanche 2 décembre 2018, par un détenu qui détenait une poudre blanche suspecte.

La scène a été rapide, mais laissera des traces. Au sortir du déjeuner, dimanche 2 décembre 2018, un homme détenu à la maison d’arrêt de Val-de-Reuil (Eure) a attaqué au couteau trois surveillants, touchés plusieurs fois.

Un couteau avec une lame de 13 centimètres

Les violences se sont produites vers 12h45, heure de la sortie du repas et du changement d’équipe du côté des surveillants pénitentiaires. Un homme, détenu depuis peu à Val-de-Reuil, a tenté de cacher un objet aux gardiens qui lui demandaient de quoi il s’agissait. Dans la foulée, « il a sorti un couteau de type Laguiole avec une lame de 13 centimètres et a visé le visage d’un collègue », explique Émilien Kerleau, délégué syndical à l’Ufap-Unsa Justice*.

Le premier agent visé a pu se protéger avec son avant-bras. Le coup de couteau a occasionné une entaille. Venu en renfort, un deuxième surveillant a été plus sérieusement touché, « en haut du crâne », selon l’Ufap-Unsa. « En plus des coups de couteau, le détenu n’a pas cessé de mettre des coups de poing », détaille Émilien Kerleau. L’un des deux premiers intervenants a eu un poignet cassé. Un troisième a eu une fracture au genou en intervenant.

Finalement, le détenu au physique imposant a été maîtrisé. Sur lui, en plus du couteau à l’origine inconnue, les surveillants ont découvert un paquet avec deux grammes d’une poudre blanche, qu’il avait essayé de cacher.

Un détenu « au profil violent »

« Les surveillants ont été rapidement accompagnés à l’infirmerie », écrit le Syndicat pénitentiaire des surveillants (SPS). Ils ont été évacués par les pompiers à l’hôpital d’Elbeuf. Le détenu a été placé au quartier disciplinaire, avant de passer devant une commission de discipline « dans le courant de la semaine », selon l’Unsa-Ufap justice.

Le syndicat réclame que le détenu, « au profil de détenu violent », soit jugé en comparution immédiate. Les deux syndicats réclament « une sanction disciplinaire maximale », à savoir trente jours dans ce quartier d’isolement. À l’Ufap-Unsa, on espère que le détenu « ne fera pas de chantage au suicide » pour échapper à cette sanction, qui est « le seul levier, le seul moyen de pression » dont disposent les gardiens de prison.

*Union fédérale autonome pénitentiaire – Union nationale des syndicats autonomes.

Source : Actu.fr

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s