FONCTIONNAIRES : LE GOUVERNEMENT RECONDUIT LE GEL DU POINT D’INDICE EN 2019

Le gouvernement, par la voix de son secrétaire d’État Olivier Dussopt, a confirmé lundi le gel du point d’indice pour 2019, ainsi que la reprise au 1er janvier d’un protocole de revalorisation des carrières.

Nouveau coup dur pour la fonction publique. Le gouvernement a confirmé lundi le gel du point d’indice, servant au calcul de la rémunération de plus de cinq millions de fonctionnaires pour 2019. Un rendez-vous salarial « manqué » selon les syndicats, sortis « mécontents » et « déçus » de la réunion. Car ces derniers réclamaient des « mesures générales », et notamment la revalorisation de la valeur du point d’indice, gelé entre 2010 et 2016 puis de nouveau en 2018. « L’exécutif n’a annoncé que des mesures périphériques », a déploré Baptiste Talbot (Fédération CGT des services publics, 1er syndicat de la fonction publique), qui relèvent plus « de l’action sociale », abonde le syndicat Solidaires.

Le secrétaire d’Etat à la fonction publique Olivier Dussopt a par ailleurs confirmé la reprise de l’application du protocole d’accord PPCR, conclu sous le gouvernement précédent et que l’actuel avait suspendu pour 12 mois par mesure d’économies. Ce programme, qui prévoit une meilleure perspective de carrière pour les fonctionnaires, permettra un « passage de la catégorie B à la catégorie A de la filière sociale », a rappelé le secrétaire d’Etat, et donc un meilleur salaire pour les salariés de l’Etat. L’accord PPCR représente « un effort considérable », et « c’est une des raisons, (…) qui nous amènent à ne pas programmer de revalorisation du point d’indice », a-t-il expliqué à l’AFP. Son financement représentera en effet 840 millions d’euros en 2019, selon un communiqué de Bercy, 11 milliards sur la période 2017-2021.

« Emmanuel Macron ne tient pas sa promesse d’améliorer le pouvoir d’achat de tous les salariés »

Le gouvernement « se retranche » derrière l’accord sur les carrières, a dénoncé Christian Grolier (Fédération Force Ouvrière des services publics). Si « sa politique salariale pour la fonction publique, ce n’est que financer les mesures du gouvernement précédent, c’est très réducteur », a-t-il critiqué. PPCR ne concerne « pas les agents contractuels », rappelle pour sa part le syndicat Unsa dans un communiqué, fustigeant « une obstination qui paraît aujourd’hui de plus en plus idéologique » et un rendez-vous salarial sous forme de « rendez-vous manqué ».

Autre annonce : le gouvernement a fait savoir qu’il revaloriserait de dix euros les jours de congés rachetés dans le cadre du compte épargne temps (CET), de façon uniforme pour toutes les catégories (par exemple de 60 à 70 euros pour la catégorie C, la plus basse), mais uniquement pour les fonctionnaires d’État et territoriaux. « On demande l’auto-financement aux agents de l’augmentation de leur pouvoir d’achat », a cinglé Gaëlle Martinez (syndicat Solidaires). « Injuste » pour les agents qui n’ont pas de CET, comme ceux « à temps partiel », a renchéri l’Unsa.

Ces mesures, que Bercy n’a pas chiffrées, sont « loin d’être à la hauteur d’un rendez-vous salarial », a reproché Mylène Jacquot (CFDT, deuxième syndicat de la fonction publique). Aucune « ne concernera l’ensemble des personnels », a-t-elle regretté. Le syndicat FSU a fustigé dans un communiqué des annonces qui « vont encore pénaliser les agents ». « Emmanuel Macron ne tient pas sa promesse » de campagne « d’améliorer le pouvoir d’achat de tous les salariés », souligne l’organisation.

Source : Capital

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