Évasion à Tarascon : « Les escortes manquent toujours de protection »

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Au lendemain de l’évasion spectaculaire devant le palais de justice de Tarascon, France Bleu Vaucluse fait le point sur la sécurité en prison avec Benjamin Marrou, le délégué syndical UFAP-UNSA et surveillant à la prison du Pontet.

Les recherches se poursuivent pour retrouver le détenu évadé grâce à l’intervention d’un commando armé, lors d’un transfert, devant le palais de justice de Tarascon. Les trois agents pénitentiaires ont été ciblés par des armes de guerre, l’un d’eux a même été mis en joue. « Les collègues sont passés par les services médicaux et psychologiques, explique Benjamin Marrou, délégué UFAP-UNSA et agent pénitentiaire au Pontet. Ils sont choqués ». Selon le représentant syndical, « les escortes manquent toujours de protection. Quand on est face à des individus armés, on est toujours en dessous. Nous on est là pour assurer une mission, eux pour faire évader un détenu. Ils viennent avec beaucoup de violence ».

Le retour des fouilles inopinées

Mais le quotidien des surveillants devraient être facilité dans les prochains mois et années. Depuis début janvier, ils ont moins de contraintes pour fouiller les détenus et leurs cellules. C’est le retour des fouilles inopinées et Benjamin Marrou estime que « cela facilite notre travail. On a moins de contraintes législatives, on peut fouiller à l’initiative du surveillant qui a des doutes. Et nos doutes se confirment souvent ».

Le taux d’occupation des prisons de Vaucluse est de 150% »

Par ailleurs, d’ici 2023, la prison d’Entraigues ouvrira ses 400 places. Un premier pas pour lutter contre la surpopulation carcérale confirme Benjamin Marrou. « A la prison du Pontet, on a une capacité de 650 places, pour 850 détenus. Il s’agira de déplacer des détenus du Pontet à Entraigues. Il y aura des créations de postes mais dans une logique économique puisque l’administration ne veut faire qu’un seul et même établissement. Nous y serons opposés. »

Il y a un an, les gardiens de prison entamaient un mouvement de grève inédit, qui s’était conclu par un accord promettant la création d’un millier de postes supplémentaires. Douze mois plus tard, Benjamin Marrou estime que « les lenteurs administratives font que tout ne s’est pas fait tout de suite. Sur la sécurité, sur le port de certains uniformes, sur des choses matérielles, ça met du temps à se mettre en route. Mais on est sur la bonne voie. »

Source : France Bleu

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