Évasion de Rédoine Faïd : des filins antihélicoptères installés à la prison de Réau

Sept mois après l’évasion spectaculaire de Redoine Faïd, l’installation de filins anti-hélicoptères au dessus de la cour d’honneur de la prison de Réau s’est achevée.

Des filins antihélicoptères ont été installés à la prison de Réau (Seine-et-Marne) sept mois après la spectaculaire évasion du braqueur Redoine Faïd qui s’était fait la belle par les airs avec l’aide d’un commando armé, a-t-on appris ce jeudi auprès de la Chancellerie.

e 1er juillet dernier, en quelques minutes à peine, le braqueur multirécidiviste s’était évadé à bord d’un hélicoptère avec deux hommes équipés de fusils d’assaut qui avaient auparavant pris en otage le pilote. La cavale de Redoine Faïd, 46 ans, s’était achevée trois mois plus tard à Creil (Oise), la ville où il a grandi. Il est désormais détenu dans la prison ultra-sécurisée de Vendin-le-Vieil (Pas-de-Calais).

« Failles de sécurité »

La garde des Sceaux Nicole Belloubet avait pointé que le « commando paramilitaire » ayant mené l’opération avait tiré profit de « failles de sécurité », notamment l’absence de filins antihélicoptères dans la cour d’honneur et un « problème » sur le dispositif d’appel d’urgence des forces de l’ordre. L’Administration pénitentiaire s’était aussi vu reprocher d’avoir tardé à transférer le détenu dans un établissement plus sécurisé.

« L’opération de couverture par des filins antihélicoptères de la cour d’honneur et la zone des parloirs du centre pénitentiaire (…) est achevée », a indiqué le porte-parole de la Chancellerie Youssef Badr. Les travaux débutés en décembre ont été réceptionnés mardi, a-t-il ajouté.

Après avoir pénétré dans l’enceinte du centre pénitentiaire les complices de Redoine Faïd avaient scié à la disqueuse plusieurs portes et lâché des fumigènes, avant de récupérer le détenu au parloir. L’hélicoptère s’était posé dans la cour d’honneur du centre pénitentiaire.

Surnommé « le roi de l’évasion », Faïd s’était déjà évadé le 13 avril 2013 en moins d’une demi-heure de la prison de Lille-Sequedin, en prenant en otage quatre surveillants qu’il avait utilisés ensuite comme boucliers humains. Il avait été repris six semaines plus tard en région parisienne.

Il a notamment été condamné en avril 2018, en appel, à 25 ans de réclusion criminelle pour son rôle d’organisateur dans un braquage raté en 2010, qui avait coûté la vie à une policière municipale.

Source : Ouest-France

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