Niort. Il profite d’une permission pour s’évader : quatre mois

Un détenu âgé de 21 ans avait profité d’une permission de sortie pour ne pas réintégrer la maison d’arrêt de Niort.

Déjà incarcéré, un Thouarsais de naissance comparaissait, jeudi dernier, devant le tribunal correctionnel de Niort : ce jeune homme de 21 ans devait répondre d’une « évasion d’un détenu bénéficiaire d’une permission de sortir ».

Il lui était reproché d’avoir profité de cette autorisation, effective durant quelques heures, pour ne pas réintégrer son lieu de détention, à savoir la maison d’arrêt de Niort : cette permission lui avait été accordée afin de se présenter à un entretien professionnel le 29 novembre 2018, toujours à Niort.

“ Ma tante allait être opérée ”, se défend-il« Ce jour-là, votre mère a téléphoné au service pénitentiaire d’insertion et de probation (Spip) sur le coup de midi en expliquant que vous étiez bien allé à votre entretien mais que vous ne vouliez pas retourner en prison », lui a rappelé le tribunal correctionnel, présidé par Sylvie Bordat. « Quelqu’un de chez moi, ma tante, allait être opéré. Je voulais rester avec elle », rétorque le prévenu.

C’est sur le camp des gens du voyage qu’il était retrouvé dix jours plus tard. « Il va falloir grandir, lui assène la présidente. Vous semblez totalement immature ». « J’en prends conscience, répond le prévenu. Mais j’ai déjà été sanctionné pour cela à la maison d’arrêt ». Une partie de sa famille est dans la salle d’audience et écoute avec attention.
Déjà quatre mentions à son casier judiciaireCelui-ci accuse déjà quatre condamnations à son casier judiciaire, dont des violences sur personnes dépositaires de l’autorité publique.

Pour le procureur de la République, si celui-ci avait réintégré la maison d’arrêt le lendemain, on aurait encore pu comprendre : « Là, il s’agit d’une forme de trahison. Il a trahi la confiance que nous lui avions accordée» Il requiert quatre mois d’emprisonnement ferme.

L’incarcération a engendré “ du stress chez lui ”En défense, Me Garlopeau fait valoir que son client ne conteste pas l’infraction : « Le fait d’être incarcéré a engendré chez lui du stress et il était inquiet pour sa tante. Il a déjà eu une mesure disciplinaire à la maison d’arrêt. Il suit des soins psychologiques, il en a besoin. Il a perdu dix kilos depuis qu’il purge sa peine. Il a des projets : auto-entrepreneur dans le bâtiment. On peut réduire la peine requise par le parquet. »

Le tribunal correctionnel a malgré tout suivi les réquisitions du ministère public et l’a condamné à purger quatre mois supplémentaires : il est reparti directement en prison.

Source : La Nouvelle République

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