Blocage de la prison de Condé-sur-Sarthe. Le directeur de l’administration pénitentiaire dit oui à la palpation

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Stéphane Bredin est venu ce mardi 19 mars 2019 rencontrer les surveillants de la centrale d’Alençon-Condé (Orne), ainsi que les organisations syndicales.

En début d’après-midi, ce mardi 19 mars 2019, Stéphane Bredin, directeur de l’administration pénitentiaire (DAP), est venu à la rencontre des surveillants mobilisés depuis deux semaines devant la centrale d’Alençon-Condé (Orne), à la suite de l’attentat terroriste perpétré le mardi 5 mars. Deux agents avait été blessés dans l’attaque.

Marie-Line Hanicot, directrice interrégionale des services pénitentiaires est également présente. Tous deux sont toujours sur le site, en grande discussion avec les représentants locaux des organisations syndicales (FO, CGT et UNSA).

Mais avant de rencontrer les syndicats, Stéphane Bredin a tenu à échanger avec les surveillants sur le piquet de grève. Si, au début, les manifestants lui ont tourné le dos, ils ont finalement accepté la discussion.

« Je suis venu vous apporter des réponses concrètes, non pour vous satisfaire mais pour vous rassurer »

Karina Pujeolle@KarinaPujeolle

« C’est compliqué pour tout le monde et on ne peut pas se contenter de dire c’est compliqué et rester sur les mêmes règles qu’avant le 5 mars. Je vais en discuter avec les syndicats mais je tenais à répondre à vos questions avant » Le au piquet de la

Oui pour la palpation

« Vos revendications sont très nombreuses, certaines conditionnent votre reprise du travail dans des conditions de sécurité qui doivent être modifiées ».

Concernant la principale revendication des surveillants, la fouille des visiteurs (et visiteuses) au parloir, le DAP fait un pas en avant :

« C’est une mesure concrète qu’on ne va pas reporter aux calendes grecques ».


Mais il nuance cependant son propos avec une crainte :

« Je redoute que cette palpation ne génère des conflits avec les détenus et que cela ne soit difficile à tenir sur la durée ».

Karina Pujeolle@KarinaPujeolle

« Pour les détenus rétifs au recadrage, on fait quoi ? Un ping pong entre et ? Il faut être capable d’admettre que des détenus ne sont pas gérables ailleurs que dans ces deux établissements » ⁦@StBrdn⁩ le DAP au piquet de

Du côté des surveillants, ces annonces sont prises avec prudence et beaucoup craignent que cela ne soit « que du vent ».

« Je comprends et j’entends votre impatience. Je veux donc établir un calendrier précis, qui est en cours de finalisation ».

Source : Actu.fr