Châteauroux : un détenu violent menace les surveillants au nom de Daesh

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Un détenu de 46 ans, détenu dans la Creuse puis à Saint-Maur, a menacé des agents dans chacune des prisons et invoqué l’organisation terroriste Daesh.

L’homme, déjà incarcéré, répondant des faits d’outrage, n’a pas, lundi, lors de son audience, fait preuve de mesure ou de respect dû au tribunal. Le ton est vite monté, jusqu’à risquer, pour le prévenu, un outrage à magistrat. Il s’adressait sans forme aucune à la présidente qui l’interrogeait sur deux épisodes de violence qu’il a commis, d’abord à la maison centrale d’Izeure, dans la Creuse, puis à Saint-Maur, en juillet 2018. 

Il injurie le préfetRasé de près et vêtu d’un maillot de foot, l’homme d’une quarantaine d’années, passablement énervé, ne respectait pas les temps de parole et émaillait son discours de références coraniques. Un rapport à la religion dont il saupoudre toutes ses agressions. « Je vais te crever dehors, tu vas mourir sous mes coups mécréants », a-t-il ainsi déclaré à un surveillant de la maison centrale d’Izeure en avril 2017. « On m’a refusé un parloir avec une fille », crache-t-il. Et de dénoncer son transfert, en injuriant au passage le préfet à qui il aurait écrit pour demander d’être transféré dans une autre maison centrale, à Bordeaux.

L’homme a déjà été condamné à 23 reprises, il purge depuis 14 ans une peine pour homicide volontaire. Après les incidents dans la Creuse, il est transféré à Saint-Maur. Son attitude, en revanche, ne s’assagit pas. En juillet 2018, il tente d’avaler une clé USB ainsi que des lames de rasoir. Alors qu’un surveillant s’approche pour le secourir, il l’insulte. « Tu me casses les couilles, je veux téléphoner », et il lui jette ses excréments. 
Alors qu’on l’amène au quartier disciplinaire, ce dernier prête allégeance à Daesh et dit être prêt à tuer ou à être tué au nom d’Allah. Il réitère ses menaces sur les surveillants : « Allah va vous punir »

Alors qu’on lui expose ces faits, le prévenu oscille entre provocation et victimisation. « Ça fait quatorze ans que j’en ai rien à foutre. Il n’y a pas d’égalité, on a fait un dossier à charge. Moi qui connais la loi, j’aurais dû aller à Bordeaux. J’ai le droit de déposer plainte. C’est moi la victime, pas lui. »

Ses convictions religieuses semblent lui servir de paravent à tout, même aux infractions reprochées, à savoir le recel d’une clé USB. « Chez nous, dans la religion, la fin justifie les moyens. » Et son attitude au fil de l’audience reste la même : il défie les parties civiles présentes. « Vous pensez que cela va m’éviter de vous agresser ? Tous ceux qui ont travaillé avec les injustes finiront avec eux en enfer. »

« Il a des propos aujourd’hui qui sont volontairement inquiétants. Et le personnel pénitentiaire n’est pas là pour se faire insulter », soulignait Me Mignard, avocate de surveillants insultés. Le parquet, lui, sanctionne tant les faits que l’attitude. « Son parcours est relativement inquiétant. Il compte 8 condamnations pour violences, 4 pour outrages et 3 pour crimes ou délits, dont un meurtre ! », relevait Laëtitia Biardeau-Schwok, substitut du procureur.

Le prévenu est condamné à un an de prison ferme, ainsi qu’au versement de 1.000 € de dommages et intérêts pour les deux victimes et de 1.200 € au titre des frais de justice.

Source : La Nouvelle République 

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