Plus de 117% de taux d’occupation dans les prisons françaises

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SURPOPULATION – La densité carcérale est encore en hausse, selon les dernières statistiques mensuelles de l’administration pénitentiaire. 71 828 personnes sont désormais incarcérées pour 61 010 places opérationnelles.

Un nouveau record, qui n’est pas à célébrer. Le nombre de détenus dans les prisons françaises a encore passé un nouveau cap avec 71 828 personnes incarcérées au 1er avril, pour 61 010 places opérationnelles. Le précédent record avait été établi au 1er décembre, avec 71 061 prisonniers. Selon les nouvelles statistiques mensuelles de l’administration pénitentiaire publiées mardi 14 mai par le ministère de la Justice, la densité carcérale s’établit donc à 117,7%.

La densité carcérale en hausse de 2,1% en un an

Une densité carcérale en hausse par rapport au mois précédent, alors qu’elle s’élevait déjà à 116,7%. Mais ce chiffre n’est qu’une moyenne des 188 établissements pénitentiaires. Dans 44 d’entre eux, elle dépasse 150% et dans 7 autres établissements, elle est supérieure ou égale à 200%. Au 1er avril 2019, le nombre de détenus est en hausse de 2,1% sur un an.

La part des prévenus – c’est-à-dire les détenus qui n’ont pas encore été jugés – concerne toujours près du tiers des personnes incarcérées, soit 29%. Les femmes représentent 3,8% de la population carcérale totale et les mineurs, 1%. Parmi les 83 887 personnes placées au total sous écrou, 12 059 font l’objet d’un placement sous surveillance électronique ou d’un placement à l’extérieur, selon les données de l’administration pénitentiaire, qui ont été publiées pour la dernière fois mensuellement.

« Les statistiques de la population détenue et écrouée seront désormais publiées de manière trimestrielle », a indiqué le ministère de la Justice. Les prochaines statistiques détaillées seront donc celles du 1er juillet 2019 et la Direction de l’administration pénitentiaire a précisé qu’elles seraient publiées fin juillet. « Disposer d’une analyse statistique avec un recul sur plusieurs mois permettra une meilleure lecture de l’évolution de la population carcérale », a justifié le ministère.

Afin de lutter contre la surpopulation carcérale, le gouvernement a prévu dans sa réforme de la Justice promulguée le 23 mars de multiplier les alternatives en milieu ouvert et de créer de 7 000 places de prison d’ici à la fin du quinquennat. Autre solution amenée par la loi : une modification de l’échelle des peines, en proscrivant l’emprisonnement pour les très courtes peines, tout en garantissant l’application des peines d’emprisonnement de plus d’un an. Ces nouvelles dispositions seront applicables en mars 2020.

Source : LCI

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