Métropole lilloise Guerre des gangs entre Roubaisiens et Lillois à la prison de Sequedin?

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Une double séance de tabassage au sein de la maison d’arrêt de Sequedin est au cœur des débats face au tribunal. Enfin, façon de parler… Ni les victimes, ni leurs adversaires n’ont souhaité se montrer loquaces devant personne.

À droite, le box déborde. Entre les six prévenus et leur escorte (un cocktail de policiers et de surveillants de prison), difficile de bouger une oreille dans ce minuscule enclos de béton. À gauche, en revanche, le banc censé accueillir les plaignants est vide. Les six jeunes gens entassés les uns contre les autres sont soupçonnés d’avoir administré quelques raclées, les 22 et 23 mars derniers, à deux autres détenus. Avec une persévérance forçant presque l’admiration, ces deux punching-balls sur pattes ont tout refusé : le dépôt de plainte, les examens médicaux, et d’être présentés face à un tribunal en tant que victimes.

« Il n’y a pas d’histoire de gangs, Lille et Roubaix, on s’entend bien. On s’est juste disputés pour quelque chose. »

Les blessures de ces deux Roubaisiens ne sont pourtant pas anodines. L’un s’est retrouvé avec une épaule déboîtée. Une vidéo de la cour de promenade saisit une (petite) partie des brutalités. Le même y reçoit ruades et coups de poing avant d’être protégé par d’autres détenus. Dès les premières violences, l’autre court se mettre à l’abri. Alors, pourquoi ? La présidente Marianne Jamet doit jouer aux devinettes. Les six suspects, âgés de 19 à 28 ans, sont nés à Lille et y vivent. « Il n’y a pas d’histoire de gangs, assure cependant Mehdi Gauthier, le principal suspect. Lille et Roubaix, on s’entend bien. On s’est juste disputés pour quelque chose… »

L’administration pénitentiaire évoque une possible discorde autour de projectiles, ces objets parachutés aux détenus de l’extérieur, mal distribués après leur atterrissage. « Dans le box, il n’y a que des profils d’individus n’ayant pas peur des coups », relève la présidente Jamet. L’un d’eux est incarcéré à Sequedin en même temps que… deux de ses frères. Un autre doit passer en cour d’assises pour un braquage. Pas des tendres, des jeunes gens déjà bien endurcis multipliant les réactions laconiques et évasives. « Il y a toujours des bagarres, élude l’un. Jusqu’à ma sortie, si quelqu’un me porte un coup, je suis obligé de le rendre. C’est la prison… » Délibéré : trois relaxes et trois condamnations. Neuf mois pour Mehdi Gauthier, six pour Mike Lugez et quatre pour Khadri Gassama.

Source : La Voix du Nord

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