Sequedin Un mois après son ouverture, l’Unité pour détenus violents montre ses premières failles

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Un mois après l’arrivée du premier prisonnier à l’Unité pour détenus violents, les choses semblent plus compliquées à mettre en place qu’annoncé…

Le 30 avril, le premier élément de l’Unité pour détenus violents (UDV) de la prison de Sequedin prenait ses quartiers. L’administration pénitentiaire a choisi le centre pénitentiaire lillois pour tester cette nouvelle approche de la violence carcérale et les nouvelles manières de la désamorcer. Les syndicats de surveillants avaient alerté leur hiérarchie sur les besoins d’aménager les locaux, de former les personnels à la gestion de détenus dits violents. L’ouverture avait été repoussée de plusieurs mois. Mais finalement, fin avril, la première UDV de France ouvrait bien à la prison de Sequedin. Et comme toute première, la structure essuie les plâtres…

Dans un communiqué, les représentants locaux de l’UFAP-UNSA justice mettent le doigt sur des débuts difficiles dans l’UDV qui compte, actuellement, trois prisonniers. « Dix jours après l’arrivée du 1er détenu, ce dernier a explosé l’armoire «incassable» de sa cellule ! Il a aussi pu tester la formation des personnels faite à la va-vite en effectuant le premier refus de réintégrer de promenade en cassant au passage le point d’eau scellé… Et tout ça pour du tabac. », est-il écrit dans le tract syndical. La direction a décidé de donner le tabac que l’homme demandait et il est plus calme depuis.

Le « petit personnel » peu écouté ?

Un deuxième détenu, venu de la prison de Longuenesse, a, quant à lui, réussi à dégonder la fenêtre de sa cellule et à mettre le feu à la porte. Il a été envoyé en quartier disciplinaire. Le troisième détenu vient du centre pénitentiaire de Sequedin et ne semble pas, pour l’instant, poser problème.

Pour l’UFAP-UNSA, la direction « n’a pas écouté le petit personnel » qui avait alerté sur le fait que « le mobilier était détachable et pouvait facilement être détourné comme une arme contre les personnels ». Les représentants syndicaux n’ont pas envie que cela se produise. Et ils se demandent comment l’administration pénitentiaire fera adhérer un détenu au programme de désengagement de la violence qu’elle veut mettre en place dans ces UDV si celui-ci n’a pas envie d’y adhérer… C’est le défi que l’administration veut relever dans ces unités d’un nouveau genre.

Source : La voix du Nord

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