Perpignan : le détenu exhibe son sexe pour protester contre son changement de cellule

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Ce mardi 25 juin, plusieurs altercations, certaines ayant engendré des blessures, ont été à déplorer au sein du centre pénitentiaire de Perpignan.

De bon matin, un détenu en surveillance renforcée a été victime dans sa cellule d’une surdose de médicaments. Selon nos informations, il en aurait ingurgité une quinzaine. Découvert inanimé par les surveillants, il a été aussitôt conduit à l’infirmerie de la prison, puis transféré à l’hôpital de Perpignan où il a été pris en charge.

Une surveillante blessée

Dans l’après-midi, une bagarre a éclaté au parloir familles entre deux proches de détenus. En intervenant pour séparer les deux mises en cause, une surveillante a été blessée. Cette dernière, victime d’une névralgie cervico-brachiale, s’est vue prescrire dix jours d’ITT.

Vers 15h30, au centre de détention, c’est cette fois un différend entre deux détenus qui s’est produit. Plusieurs surveillants les ont séparés. Les deux hommes ont été affectés dans une autre unité en attendant de passer devant la commission disciplinaire. Ils auraient, quelques jours plus tôt, agressé sous les douches un autre prisonnier.

Casques, coudières et bouclier

Enfin, toujours dans le courant de l’après-midi, un détenu du centre de détention, censé changer de cellule à la suite de tensions avec des codétenus, s’est opposé à cette mutation. En guise de protestation, il aurait baissé son pantalon et exhibé son sexe devant les surveillants. Puis, une fois son vêtement remonté, il se serait retranché dans sa cellule, avant de s’emparer d’un ouvre-boîtes métallique et de crier à un officier du secteur « Viens me chercher maintenant. » Trois personnels, équipés de casques, de coudières, d’un bouclier pour l’un d’eux, seraient venus en renfort pour maîtriser le fauteur de troubles. Il a été placé en prévention au quartier disciplinaire.

Pierre Grousset, pour le syndicat UFAP UNSA justice, constate avec amertume que « la tension monte encore au centre pénitentiaire en surpopulation pénale. À ce jour, chez les hommes, 77 d’entre eux dorment sur des matelas au sol, chez les femmes, une. » Il poursuit : « Près de 10 personnels ont posé des arrêts maladie. Ceux en service voient les heures supplémentaires s’accumuler. Concernant le détenu qui a tenté de mettre fin à ses jours, nous demandons son transfert après qu’un collègue a déposé plainte contre lui pour menaces de mort écrites et verbales. » Par ailleurs, « en plein plan canicule, les salles de travail du personnel et le parloir des familles sont dépourvus de climatisation… C’en est trop. »

Source : L’Indépendant

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