Tensions au quartier disciplinaire de la prison d’Alençon-Condé : un détenu condamné

Le climat est tendu actuellement au quartier disciplinaire de la prison de Condé-sur-Sarthe dans l’Orne. Un détenu de 32 ans a été condamné ce mardi à huit mois de prison. Avec d’autres, ils créent incident sur incident pour exiger leur transfert. Pas question a martelé le procureur à l’audience.

Le climat s’est tendu ces dernières semaines à la maison centrale de Condé sur Sarthe dans l’Orne. Après le blocage d’un mois qui a suivi l’attaque terroriste du 5 mars dernier, certains détenus dénoncent des conditions de détention dégradées et exigent leur transfert vers d’autres établissements. Il n’est pas question de laisser faire et de céder a répondu le tribunal d’Alençon qui a condamné ce mardi un détenu de 32 ans à huit de mois prison. 

Premier incident le jour de son arrivée à Condé

Ce détenu est arrivé à Condé le 4 mars, c’est-à-dire la veille de l’attaque terroriste durant laquelle un détenu radicalisé avait blessé deux surveillants à l’arme blanche. Il arrive alors de Saint-Martin-de-Ré, « où il était ingérable » note le procureur. La prison ornaise est configurée pour accueillir les détenus réputés difficiles. Le jour même de son arrivée, premier incident. Il insulte et crache au visage d’un surveillant lors de sa fouille. 

Tentative de mise à sac du quartier disciplinaire

Placé au quartier disciplinaire, il récidive le 4 juillet dernier. Refusant d’abord d’être menotté, il donne un coup de pied à un surveillant et lui crache au visage, puis il l’insulte lui et ses collègues en les menaçant de mort. « Dès que je peux, je vais en arracher un, et quand je pourrais en tuer un je vais le faire« .Ces images et ces mots glaçants, enregistrés par la vidéosurveillance, sont diffusés à l’audience. L’homme a beau minimiser les faits, son comportement ne plaide pas en sa faveur. Et il n’est pas le seul selon le procureur. « Plusieurs détenus essayent en ce moment de mettre à sac le quartier disciplinaire« . Feux allumés dans des cellules, vitres blindées brisées, jets d’excréments, les surveillants sont éprouvés. Deux d’entre eux sont venus à l’audience. Ils témoignent hors micro d’un climat délétère. Un autre est toujours en arrêt. Son avocate ne sait pas quand il va pouvoir reprendre le travail.

D’autres audiences similaires à venir au tribunal

« Tant que vous aurez ce comportement, il y aura des sanctions pénales, des sanctions disciplinaires et vous n’obtiendrez pas votre transfert » prévient le procureur qui réclame un an de prison. Le tribunal l’a finalement condamné à huit mois. Une peine qui vient s’ajouter aux 12 ans de réclusion que l’homme purge actuellement. Il a également été condamné à verser 1650 euros de dommages et intérêts au total aux cinq surveillants victimes. Libérable en 2021, ce père de trois enfants reste donc à Condé sur Sarthe. Et le procureur a prévenu que « face à la multiplication des incidents au quartier disciplinaire, d’autres audiences sont à venir« . 

Source : France Bleu

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