Terrorisme: un centre de déradicalisation a ouvert à Lyon

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Après Paris et Marseille, un centre vient d’ouvrir à Lyon pour suivre de façon renforcée les personnes condamnées pour terrorisme ou suspectées de radicalisation.omment prendre en charge les personnes suspectées de radicalisation ou condamnées pour des délits secondaires liés au terrorisme ? Le premier dispositif de déradicalisation est testé à Paris depuis l’automne 2016. Et après Marseille l’an dernier, un troisième centre a ouvert à Lyon en juillet (le quatrième verra le jour à Lille le 7 octobre).

Selon le JDD de ce dimanche 4 août, la Direction de l’administration pénitentiaire (DAP) a ouvert ces structures en toute discrétion pour pouvoir tester le dispositif tranquillement, sans risquer l’opposition des riverains.

Le dispositif, piloté par l’association Artemis, se prénomme Pairs (programme d’accueil individualisé et de réaffiliation sociale). Il consiste à suivre ces profils de façon renforcée lorsqu’ils sortent de prison : au lieu d’un rendez-vous par semaine avec un conseiller pénitentiaire d’insertion et de probation (CPIP), comme c’est le cas habituellement, le suivi peut aller entre trois et vingt heures hebdomadaires. L’idée est d’identifier les facteurs qui ont conduit à la violence extrémiste, les motivations et les risques que présente l’individu.

L’objectif pour la fin d’année 2019 est de garder 110 femmes et hommes dans les radars.
Comme le souligne le JDD, les profils sont divers. À Marseille par exemple, le centre s’occupe d’une maman rentrée de Syrie avec ses enfants tout comme d’un homme dont la peine de prison a été aménagée. Des « travailleurs sociaux, des éducateurs, un psychologue et une médiatrice interculturelle et religieuse » les rencontrent dans « des lieux d’accueil situés en centre-ville et même parfois en plein air ».

Le dispositif n’est pas infaillible : à Marseille, une personne a dû être réincarcérée. Mais, selon François Toutain, chef de la Mission de lutte contre la radicalisation violente de la DAP, cité par le JDD, « depuis trois ans, il n’y a pas de récidive ». Le dispositif pourrait être étendu à d’autres villes après 2020.

Source : le progrès.fr

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