Rennes. Il agresse son codétenu avec une fourchette

Sur l’écran de vidéo-projection, un siège vide fait face à la cour. Un surveillant du centre pénitentiaire de Rennes explique à la présidente que la victime ne souhaite pas descendre de sa cellule.

Poinçon artisanal

Ce jeudi 5 septembre, un homme de 25 ans, originaire du Mans, était jugé par le tribunal correctionnel de Rennes pour une agression sur un autre détenu le 26 juillet 2019. Ce jour-là, au cours d’une promenade, le prévenu attaque de dos la victime et lui donne au moins quatre coups à l’aide d’un poinçon fabriqué avec une fourchette et un briquet. C’est un autre détenu qui sépare les deux hommes.

La victime est très légèrement blessée au dos et au cou. Un jour d’incapacité total de travail lui est prescrit.

Entre les deux hommes, qui se sont connus à la maison d’arrêt d’Angers, le contentieux n’est pas neuf. La veille, une altercation les aurait déjà opposés.

Déjà poursuivi pour des violences sur un autre détenu

Incarcéré dans la cellule n° 130, où il est placé seul, le prévenu est déjà poursuivi pour tentative de meurtre sur un autre détenu à la maison d’arrêt du Mans.

La victime, elle, est connue pour des faits de radicalisation. Elle venait de sortir de l’isolement où elle avait été placée pour avoir attaqué un surveillant pénitentiaire.

Depuis son box, le prévenu assure avoir reçu des menaces de mort de la victime. « Il disait que j’étais un mécréant », déclare-t-il à la cour.

Des arguments qui ne convainquent pas la procureure de la République : « Le prévenu se positionne comme la victime. Mais c’est lui qui a fait preuve d’une grande impulsivité. À la moindre contrariété, il se montre extrêmement violent. »

Elle requiert quatre ans d’emprisonnement ferme.

20 mois d’emprisonnement ferme

Pour l’avocate de la défense, « tous ces incidents prennent racine dans l’enfance » du prévenu. Elle décrit un « père violent » qui « battait sa mère », des frères « qui ont pris le relais » et « l’un d’eux qui a commis des actes de violences » envers le prévenu. Elle évoque également la « fragilité psychologique » de son client.

Après délibération, le tribunal l’a condamné à 20 mois d’emprisonnement ferme complémentaires à sa peine actuelle.

Source : Ouest-France

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