Angers : Un cas de tuberculose à la maison d’arrêt

Plusieurs dizaines de détenus et d’agents pénitentiaires de la maison d’arrêt d’Angers ont passé, ou vont passer, des tests médicaux afin de savoir s’ils sont malades. Tous sont susceptibles d’avoir été en contact, de janvier à juin 2019, avec un homme incarcéré et infecté par la tuberculose.

Dans le cadre du suivi médical mené par l’unité sanitaire de la maison d’arrêt d’Angers, un cas de tuberculose a été décelé chez un détenu, au mois de juin 2019. L’homme porteur de la bactérie avait été incarcéré en janvier 2019.

« Par souci de précaution », indique la direction de la maison d’arrêt, l’ensemble du personnel ayant été en contact avec le détenu infecté a passé, ou passera, un certain nombre de tests. La tuberculose, particulièrement contagieuse, pourrait s’être propagée. Les détenus, eux aussi en contact avec l’intéressé, sont également concernés par ces tests.

« Les choses sont maîtrisées à notre niveau » assure Delphine Cloarec, directrice de la maison d’arrêt. « Nous travaillons en étroite collaboration avec le CHU et le Centre de lutte contre la tuberculose (CLAT) d’Angers ».

À ce jour, l’agent actif de la tuberculose a été décelé, grâce aux tests, chez quelques agents pénitentiaires angevins. Cela veut dire que ces surveillants sont infectés par la tuberculose. Mais la maladie ne s’est développée chez aucun d’entre eux, assure encore la direction.

Plusieurs mois pour déceler la maladie

Pour autant, certains agents font part de leur inquiétude, pour eux-mêmes mais aussi pour leurs proches. Puisqu’il a fallu plusieurs mois pour déceler la maladie chez le détenu infecté, ils craignent d’avoir eux-mêmes porté la bactérie hors les murs.

Au total, 70 à 80 agents sont concernés et doivent subir les tests, sans compter les personnes incarcérées. Concernant le détenu, premier porteur de la tuberculose, il a fait l’objet de différentes hospitalisations pour régler le problème et guérir. Les médecins ont donné leur feu vert pour qu’il réintègre la maison d’arrêt, où il est encore détenu aujourd’hui.

Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), près d’un tiers de la population mondiale est actuellement atteinte de tuberculose latente, ce qui signifie que les personnes ont été infectées par la bactérie de la tuberculose mais n’ont pas développé la maladie et ne peuvent donc pas la transmettre. Chez les personnes infectées par le bacille tuberculeux, le risque de développer la maladie au cours de l’existence est de 10%.

Source : Le Courrier de l’Ouest

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