Les surveillants de la prison de la Farlède découvrent un colis avec 12 couteaux en céramique

Les surveillants ont l’habitude de découvrir des armes blanches derrière les murs des prisons. Mais cette fois, la nature de la saisie fait basculer le dossier dans une autre catégorie.

Mercredi matin, en inspectant les abords des chemins de ronde, les agents pénitentiaires ont découvert un colis très suspect.

Soigneusement fermé, le paquet contenait douze couteaux, douze lames en céramique, avec manche.

« Une grosse livraison, d’un coup, comme ça, cela pose vraiment problème, livre Philippe Abime, délégué régional du syndicat FO pénitentiaire. Ils [les détenus] sont en train de s’armer. Une enquête approfondie est en cours. »

Du côté de l’Ufap pénitentiaire, on exprime le même sentiment d’urgence. « Pas moins de douze couteaux en céramique dans un seul colis, tempête David Mantion, délégué régional du syndicat. Cela fait froid dans le dos. Les surveillants ont l’impression d’être lâchés en pâture ». L’Ufap a fait les comptes : « Depuis le mois de juin, pas moins de 32 couteaux ont été retrouvés dans le domaine pénitentiaire », dont un opinel avec une lame de 12 cm, mardi dernier.

De quoi exiger, une fois encore, « une fouille générale, pas une fouille sectorielle ou ciblée, qui serait insuffisante ». La revendication est partagée par les deux syndicats.

TENSIONS ENTRE CLANS DE DÉTENUS

Des filets anti-projections, pour éviter l’envoi de paquets illicites, sont bien installés, mais « pas partout » selon les syndicats. Ou ne sont pas assez hauts.

Un surveillant estime même que les cours de promenade devraient quasiment être recouvertes pour éviter ces lancés hyper-fréquents. Drogue, téléphones et couteaux atterrissent régulièrement derrière les hauts murs. Ce qui est ramassé par les surveillants n’est que le sommet de l’iceberg.

« Il y a vraiment une forte inquiétude des surveillants. Et on note de grosses tensions entre détenus. Il y a des clans qui sont en rivalité. C’est hyper-chaud en ce moment, analyse un surveillant. Ce qu’on redoute, clairement, c’est qu’il se passe quelque chose. Faut-il attendre un drame ? »

Les surveillants de prison demandent une réaction de leur direction, mais plus encore de la direction régionale, « pour redonner de la confiance aux personnels ».

Source : Var-matin

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