Fresnes : l’attaque contre les surveillants était commanditée de la prison

Deux ans de prison ont été requis ce vendredi contre le chauffeur du commando, qui avait incendié des véhicules de gardiens.

Ce n’était pas un acte de vandalisme. C’était un message qu’on faisait passer à des surveillants. Le procès d’un jeune d’Orly âgé de 21 ans, accusé de complicité d’incendie volontaire a permis, ce vendredi après-midi au tribunal correctionnel de Créteil, d’en savoir plus sur l’opération commando menée le 30 mai 208 dans l’enceinte de la prison de Fresnes.

Cette nuit-là, un groupe de dix à quinze personnes était parvenu à mettre le feu à une dizaine de véhicules appartenant principalement à des gardiens.

Les enquêteurs étaient remontés en septembre 2018 sur la plupart des membres de l’expédition. Des mineurs faisant partie du « West gang », une bande de Fresnes et d’autres adolescents du quartier des Saules à Orly. Ils devraient être jugés ultérieurement.

En attendant, c’est le seul majeur du groupe qui se retrouvait au tribunal. Ce troisième couteau, incarcéré depuis 13 mois, a avoué depuis le box des prévenus qu’il était bien le chauffeur de la camionnette qui a servi à l’opération.

Contacté sur un parking

« J’étais sur un parking à Orly quand des personnes sont venues me demander mon camion, a assuré cet ancien chauffeur-livreur dont le casier judiciaire est très mince. On m’a un peu forcé la main ». « Il n’a absolument pas envie de dire de qui il s’agit pour ne pas les mettre en cause », a traduit son avocate, soulignant « l’immaturité crasse » de son client.

D’autres membres du commando ont été plus bavards lors des auditions. L’un d’entre eux a déclaré qu’il avait « été contacté par un grand du quartier à Fresnes » pour rendre un service à une « personne incarcérée », a rappelé la présidente du tribunal.

« Avec ces atteintes régulières [les incendies de voitures de surveillants dans l’enceinte de l’établissement pénitentiaire, NDLR], on a voulu impressionner et intimider », analysé la procureure. Et de requérir deux ans de prison à l’encontre du chauffeur du commando alors que « 10 ans [étaient] encourus ».

« C’est un dossier un peu politique, a considéré l’avocate de la défense. Pour mon client, l’occasion a fait le larron. » Et d’appeler le tribunal à ne pas « faire un exemple » avec celui qui avait « le rôle le plus mineur ». Le délibéré était attendu dans la soirée.

Source : Le Parisien

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