L’infestation des cellules par les punaises de lit font sortir les surveillants de la prison

Vendredi 15 novembre à partir de 7 h, les surveillants de la prison devraient se rassembler devant la maison d’arrêt à l’initiative de l’UFAP-Unsa justice. Ils souhaitent qu’une solution radicale soit trouvée au problème de punaises de lits qui envahissent l’établissement.

« Une situation préoccupante », c’est ainsi que les surveillants de la maison d’arrêt de Bar-le-Duc la caractérisent. « Nous sommes infectés très régulièrement par des punaises de lit », résume Jean-Bernard Gascard, secrétaire local de l’Ufap. « Elles sont certainement arrivées avec des détenus de la maison d’arrêt de Colmar. Là-bas, un étage avait dû être fermé à cause de la présence de punaises de lit, ils nous ont envoyé des détenus… »

De nouvelles punaises

A Bar-le-Duc, les punaises se sont développées dans une première cellule. « Elle a été fermée et traitée », reconnaît le délégué syndical. Comme ses collègues il constate « il y a une semaine, trois nouvelles cellules ont dû être condamnées et traitées. Tout comme la salle d’attente pour se rendre à l’unité sanitaire. » Sans vouloir être alarmiste, il s’inquiète : « D’autres cellules seront probablement touchées sous peu, si ce n’est encore pas le cas. » Une situation qui inquiète les agents, « Quand ils sortent de la maison d’arrêt, ils ont l’impression que ça les gratte de partout. Ils ont peur d’en ramener chez eux. », résume Jean-Bernard Gascard.

Promiscuité des détenus

Un problème de punaises qui a pour conséquence une promiscuité carcérale importante. « Nous avons 74 places. Avec quatre cellules fermées, il ne reste que 62 places et nous avons actuellement 94 détenus. »

Les surveillants pénitentiaires ont prévu d’exprimer ras-le-bol et inquiétude vendredi 15 novembre devant les portes de la maison d’arrêt à partir de 7 h. « Nous exigeons le transfèrement de plusieurs détenus afin de pouvoir traiter au mieux cette pandémie et revenir à des conditions de travail et de détention correctes. »

Problème à résoudre

A l’inaction dont la direction est accusée par le syndicat, Stéphane Thiébaux, le chef d’établissement assure pourtant que « le problème est pris très au sérieux, il faut qu’on le résolve. » S’il sait que Colmar a eu le même problème, il ne saurait être affirmatif quant à l’origine du problème barisien. « Les punaises peuvent avoir été ramenées dans du linge par des détenus, des visiteurs… »

Après l’intervention infructueuse d’une première entreprise, la maison d’arrêt va faire appel à une nouvelle entreprise.

Source : L’Est Républicain

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